Archive for janvier, 2010

Wooler’s WWOOFers

26 janvier

Le salaire de la peur... surtout quand on est pas payé.

L’arrachage frénétique de chardons et d’ajoncs nous a amené jusqu’au petit étang qui surplombe la vallée. Ravie par cet exploit Caroline s’est tout de suite mis en tête que ce petit coin de paradis (enfin « futur » coin de paradis) accueillerait parfaitement de nombreux amoureux souhaitant y célébrer leur union, et commander des centaines de couverts dans son tout nouveau café.

C'est dans ces moment là qu'on aimerait avoir un vosgien sous la main.

Nous entamons donc aujourd’hui la deuxième journées de travaux qui doivent transformer cette ancienne mare de chasse infestée de rats en jardin bucolique infesté de marmots. On se met donc tous au boulot. Caroline supervise en passant du coq à l’âne toutes les cinq secondes, Robert aménage un petit sentier et Benjamin massacre les ajoncs.

L'escalier de Robert le matin...

... le même le soir.

Et que font les français pendant ce temps? Tandis que Cécile embourbe des brouettes et me jette des algues à la figure, j’abats des fougères géantes moisies et me plante des clous dans le pied.

Pour patauger dans la gadoue, la gadoue, la gadoue, la gadoue...

28 janvier

Caroline est partie ce matin sans nous donner de consignes du coup on est un peu perdus. Bien sûr il y a encore ces hectares d’ajoncs et de chardons mais peut être que ceux là elle veut les garder qui sait? Dans le doute on a préférer ne pas y toucher mais quitte à ne rien faire autant le faire bien, avec Cécile on a donc décidé de partir explorer le bush une nouvelle fois.

Un riphidure à collier n’a pas tardé à nous suivre dans la jungle de fougères géantes. Ces petits oiseaux abondent en forêt et sont ou bien particulièrement curieux ou bien friands des insectes que nous délogeons dans notre progression laborieuse. Celui ci était particulièrement collant et ses pépiements résonnent encore dans mes oreilles à l’heure où j’écris.

Fantail, de son nom anglais, en raison de son habitude à agiter sa queue en éventail lorsqu'il est excité.

Ce après quoi je me met en embuscade pour prendre des photos des busards de Gould qui patrouillent aux sommets des collines tandis que Cécile s’installe pour bouquiner à coté d’un charmant étang très bien aménagé.

Busard de Gould.

Pour nous avertir de l’imminence du dîner que les néozélandais prennent très tôt, un message flashy est visible de loin sur la terrasse de la maison.

Message reçu!

La journée se termine par une initiation au jungle speed qui obtient un franc succès.

Le jungle speed est avant tout un jeu de réflexion...

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Elle dit qu’elle partira

22 janvier

Kebab tapenade.

Après nous avoir aidé hier à récupérer quelques moutons égarés ainsi qu’à éliminer une partie des chardons qui infestent l’oliveraie, Cara a cédé sa place à Robert et Benjamin deux WWOOFers allemands.

Kebab! Méchoui! Revenez ici!

Aujourd’hui après avoir cassé les oreilles de tout le monde avec mon joujou, arraché trois chardons et déterré des larves de cigales, on s’est pris un « afternoon off ».

Air guitar.

Direction la côte est avec ce coup ci visite du Shakespeare Regional Park. Un petit bout de presqu’île protégé (encore une ancienne place forte militaire, vive l’armée!) qui sert de refuge à quelques espèces d’oiseaux endémiques. Tadornes de paradis, sarcelles de Nouvelle-Zélande et carpophage de Nouvelle-Zélande étaient de la partie.

Carpophage de Nouvelle-Zélande, qui a dit « pigeon »?

24 janvier

Les patrons sont partis à l’église ce matin du coup c’est Ciloo qui tient le café. Je la détourne de sa mission un instant pour qu’elle m’aide à délivrer un mouton qui s’est bêtement emprisonné dans un câble puis elle retourne à son poste juste avant l’arrivée des deux seuls clients de la matinée.

Le café.

En maudissant la pluie qui m’empêche de m’amuser avec mon joujou préféré, j’attends le retour des Wooler qui permettra à Cécile de m’accompagner à l’aéroport accueillir Léa. En effet notre ancienne camarade laineuse à elle aussi choisi la Nouvelle Zélande comme destination pour au moins les trois prochain mois. Après un retard semblant systématique à la compagnie Emirates airlines nous apercevons une méditerranéenne chargée de sacs un peu déboussolée par le voyage émerger de l’aéroport et l’accompagnons à la ferme où Caroline a gentiment proposé de l’héberger pour la nuit. Complétement dans le gaz comme nous le fumes pour plusieurs jours, Léa se couchera tôt et je l’accompagnerais demain à l’aéroport pour qu’elle puisse prendre son avion pour Invercargill, mais soyez sûr que ce n’est pas sa dernière apparition sur notre chemin…

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Julie la p’tite olive…

16 janvier

Arrivée à 17h chez Caroline et Steeve Wooler à Albany Olive press en pleine campagne. Les Wooler produisent une huile d’olive bio et pour les épauler ils demandent l’aide bénévole de WWOOFers, des personnes inscrites à une association dont Cécile et moi même faisons partie, en contrepartie de quoi nous sommes nourris et logés. Qui a dit « esclavage »?

Albany Olive press

L’autre intérêt pour nous que celui d’économiser d’onéreux repas et camping, c’est celui de pouvoir se mêler à la population locale. Et avec les Wooler nous sommes servis dès notre premier jour…

Trevor, un type au potentiel sympathie quasi illimité et à l’énergie débordante, a un jour vendue une maison à Steeve et depuis ce jour ils sont copains. Or Trevor se trouve avoir bon nombre d’amis et il les a d’ailleurs réunis chez l’un deux, nous y compris.

L’hôte,un fan d’Elvis notoire ( La plaque d’immatriculation de sa voiture affiche le nom de son idole), dispose en sa demeure d’un ensemble karaoké et d’un barbecue. La panoplie idéale pour une soirée mémorable…

Trevor, animateur en chef de la soirée.

Tout débute par un concours du massacre le plus réussi des œuvres du King entre Trevor et notre hôte dans l’odeur alléchante des burgers et des saucisses que nous attendons avec un verre de vin rouge australien. Puis vient le moment tant redouté du « We have two special guests tonight… »

L’œuvre que nous prenons pour cible de nos interprétations mélodieuse sera « What a wonderfull world ». Par politesse nous recevons toutefois des acclamations qui feraient pâlir de jalousie Louis Armstrong.

Après avoir savouré le fleuron de la gastronomie néozélandaise, Trevor se fait un plaisir d’ouvrir, en l’honneur de l’annonce du mariage de deux convives, deux bouteilles d’un breuvage dont mon palais commençait déjà à se languir.

Ce que la Belgique nous à offert de meilleur après les blagues ciblant ses cons d'citoyens.

Trevor a même réussi l’exploit que je ne me risquerais pas à tenter, celui de conserver ces bouteilles fermées pendant douze ans. La soirée se termine joyeusement tandis qu’Elvis cède sa place à de plus jeunes talents.

Summer nights, note pour plus tard: porter un jean taille enfant.

Sûrement une des superbes chanson de Britney Spears. (Je vous dirais si le paillasson est confortable lorsque Cécile aura lu ce commentaire)

20 janvier

Ciloo ne perd pas le nord, où se cachent ces fichus emplumés?

La vie est calme chez les Wooler, les deux derniers jours ont été consacrés à retaper le jardin de leur ancienne demeure au son des cigales. Cara, une WWOOFeuse venue de Boston (spéciale dédicace à Maïqueule), est venue nous prêter main forte. L’ancienne maison de cette famille chrétienne pratiquante va être mise en vente et il faut donc la retaper. Les filles jardinent tandis que l’homme fait mumuse avec son rotofil et casse des pots de fleur. Le tout est entrecoupé de pauses thé, plage ou barbecue. On a un peu du mal à savoir qui est membre de la famille dans la ribambelle de monde qui passe par cette maison…

Joli chapeau.

Aujourd’hui ont est resté à la ferme pour préparer l’ouverture du café qui aura lieu demain. Je continue à jouer avec la machine à découper les merles morts alors que les filles, sous le commandement hyperactif de Caroline, apprêtent le café pour les jours à venir.

Pas beaucoup d’animation donc sur le territoire de l’Albany Olive press, attendez, c’est pas de l’essence et des allumettes ça?

Ciloo dans son ranch au Tegzass, yep!

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Myna

12 janvier

Ça y est on est motorisé! Grâce à l’aide de nos mamans (chéries adorées jusqu’au ciel pour la nuit des temps) nous n’avons pas à dormir sous les ponts et sommes propriétaires d’une petite fiat punto que nous avons d’ores et déjà baptisée Myna. Nom anglais du martin triste, un oiseau introduit et commun ici dont nous n’avons pas encore fait le tour du large panel de vocalises. Tu sais maman ce petit bavard avec lequel tu as tapé la discute en Malaisie?

 

Photo de martin triste par mademoiselle Cécile.

Nous avons ainsi pu profiter de notre première après-midi exempt de stress pour nous ballader à North Head reserve, un ancien fort militaire sur une bute à la pointe d’Auckland. Au programme, baignades en évitant que les fous austraux qui nous survolent de très près ne nous tombent dessus en pratiquant leur technique de pêche impressionnante.

 

Exploration des anciennes installations militaires.

Un petit goût de carrière...

Pour finir dégustation de nos premières bières néozélandaises à la pression. (Waouh j’ai tenu jusqu’au troisième article sans parler d’alcool!)

 

Auckland City.

 

13 janvier

On profite de notre mobilité nouvelle pour s’éloigner un peu plus de la capitale économique du pays et nous installons à Muriwai beach. Oui encore la plage, je n’y peux rien si la mer est partout ici! Sauf que ce coup ci c’est la côte ouest, la mer de Tasman, du sable noir volcanique et de grosses vagues. La température y est également nettement inférieure… Qu’importe, nous ne sommes pas venus là pour les surfeurs (non non pas même Ciloo) mais pour la colonie de fous austraux toute proche.

 

La colonie.

À quelques centaines de mètres du camping, des falaises abritent une colonie de plusieurs dizaines de couples de ces magnifiques volatiles.

Joli mais l’ambiance pouponnière implique un spectacle son et odeur des plus douteux…

 

Fou austral survolant la colonie.

La plage de Maori bay, jouxtant la colonie au sud des falaises, héberge quand à elle une petite colonie de sternes taras tout aussi peu craintives.

 

Sterne tara nourrissant son petit.

Pour finir retour à la colonie de surfeur et de polynésiens pour notre premier repas chaud fais maison grâce à la casserole que Myna porte à notre place.

 

Au fait la voiture ressemble à ça.

 

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Et merci à nos mamans!

10 janvier

Le week-end a été long

Après avoir longuement hésité, l’évidence nous est apparue: passer l’année à faire du stop ou à compter sur des transports en communs peu pratiques se révèlerait difficile. Nous avons donc décidé d’acheter une voiture!

Nous avons trouvé notre bonheur rapidement dans un marché spécial « backpackers » où une maman bientôt propriétaire d’une voiture de fonction cherchait à se débarrasser de sa petite fiat.

Démontage du Père Noël... Sacrée pointure.

C’est le moment qu’on choisit nos banques pour nous interdire l’accès à nos sous… Du coup, transaction et voiture en suspend pour une durée indéterminée, nous nous sommes réfugiés au camping de Takapuna beach, dans les quartiers nord d’Auckland.

Takapuna beach avec en retrait l'île volcan Rangitoto âgé de seulement 600 ans.

Ambiance familiale et bourgeoise à la Wisteria lane sur la côte du Pacifique, le bon coin pour faire passer le stress.

Alors que Cécile se précipite sur la plage pour lézarder (qu’on soit d’accord, c’est de l’ironie hein. Sinon je dors tout seul dans ma tente!), je profite d’avoir enfin autre chose sous la main que des moineaux, des pigeons ou des merles pour prendre quelques clichés de l’avifaune locale.

Martin-chasseur sacré, voir le making of sur le site de Ciloo (www.vadrouille.fr.nf)

Pétage de plombs naturaliste:

Seulement 300 espèces d’oiseaux et pas un pic ou un engoulevent!

La moitié des oiseaux introduits et l’autre confinée à des îlots!

Seulement deux espèces de chauves-souris, pas de serpents ni de guépards!

AAAAAAAAaaaaaaaaaah!

Cela étant dit les quelques espèces locales voir endémique valent le détour et les oiseaux se révèlent tellement farouches que la fonction macro de mon téléobjectif s’avère utile.

Talève sultane...

Très farouche.

Spécialement dédicacé à Dju (Pendant ce temps l'homme prend des photos...)

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One more time!

6 janvier

Réveil à ce qui semble être 6h00 à Dubaï après une nuit dont la durée ne m’a pas paru très règlementaire… Café, coca, redbull (pas moyen de trouver de la coke…) pour m’aider à mettre mon sommeil en suspend puis décollage sur fond du plus grand building du monde. Impressionnant, tellement que la capitale qui l’entoure passe pour un bled berrichon.

Ne... Pas... Dormir...

La nuit tombe bien vite alors que mon avion se précipite vers le 7 janvier. J’espère que vous avez bien profité du 6 parce que moi je me sens un peu lésé…

8 janvier

Arrivé hier en Nouvelle Zélande à 14h30 heure locale avec un cerveau gravement endommagé par de trop intenses réflexions sur la relativité de l’espace temps, je suis accueilli par une jolie lorraine zombifiée par cinq heures d’attente à l’aéroport. Résultat chambre dans la première auberge venue puis dodo jusqu’au matin.

Squatteurs au petit dejeuner

Aujourd’hui activités au combien passionnantes (création de compte à la kiwi bank, demande de numéro d’identification pour travailler, évaluation gustative du kebab néozélandais…) qui mériteraient certainement un article plus long mais on m’attend pour un barbecue sur le toit (en mode La Haine sa mère!) alors vous vous contenterez de ces quelques lignes!

Speciale dedicace au frangin: le 1$ cookie!

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