Mangez bio, mangez des hippies!

1er février

Après deux semaines de bons et loyaux services nous quittons ce matin Albany olive press pour continuer à parcourir l’Île au long nuage blanc. Notre départ se fait sous une averse tropicale de mauvaise augure qui n’encourage pas à l’exploration…

Remake néo-zélandais d'un programme télé namibien.

Toutefois la météo s’améliore alors que nous atteignons Okura scenic reserve, un petit bout de forêt protégé le long d’un estuaire cerné de mangroves. Le calme qui résonne autour de nous alors que nous progressons le long du chemin boueux me fait prendre conscience des dégâts immenses qu’à subit cette écosystème depuis l’arrivé des premiers hommes sur l’île. Cette forêt devait, à leur arrivée, laisser entendre les nombreuses mélodies et bruissements indiquant l’abondance de ses habitants à plumes. Mais les hommes ont su faire taire ces témoignages de vie par leur ignorance des fonctionnement complexes de l’écologie et l’importation massive d’espèces nuisibles à un environnement unique et inadapté à la lutte contre ces envahisseurs. Aujourd’hui le silence des animaux disparus est plus assourdissant que ne devait l’être le brouhaha de leur présence et renforce ma détermination à aider à la préservation des espèces qui tentent encore de résister à l’inéluctable.

L'effroyable homme palme!

Une trouée dans la lisière nous permet d’accéder à l’estuaire quasi asséché par la marée basse et Cécile décide de s’y reposer. Pendant ce temps je m’approche de la mince rivière qui coule au milieu des mangroves et tout à coup mes pensées pessimistes s’envolent. Devant moi entre un couple de barge rousse et quelques échasses blanches trottinent deux pluviers roux! Un limicole endémique parmi les oiseaux les plus menacé du pays.

Le pluvier roux, Charadrius obscurus.

Nous continuons notre chemin le long de la rivière en nous arrêtant régulièrement pour observer huîtriers pie, échasses blanches ou aigrette à face blanche ainsi que les pluviers roux, souvent un adulte accompagné d’un jeune. Finalement nous arrivons à un village portuaire sur le bord de mer. Traversant laborieusement la mangrove nous arrivons dans le patelin où nous vient l’idée de retourner à Myna en stop étant donné l’heure tardive et le long et pénible chemin de retour. Le pouce gauche de Ciloo fait autant de merveilles que le droit et en cinq minutes la troisième voiture que l’on aperçoit s’arrête. Un canadien sympa fera un détour pour nous amener devant notre voiture. Après toutes ces émotions, repos bien mérité dans un camping d’Auckland.

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3 Réponses so far »

  1. 1

    Loïc said,

    mais que faîtes-vous ?

  2. 2

    Ghislain said,

    Arf.
    Et du coup, t’as plus de connexion ?
    Donne nous quand même des signes de vie.

  3. 3

    Rémi said,

    Désolé les copains l’article a buggé.


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