Oui mais au kiwi.

11 mai

On est de retour au parc national du Tongariro pour une journée consacrée au noble animal emblématique de Nouvelle Zélande (pour le plus grand plaisir de Ghislain)! Alison et Jérôme travaillent sur les kiwis de Mantell d’un des cinq « kiwi sanctuaries » du pays, celui de la Tongariro Forest.

Le kiwi de Mantell est le plus répandu de Nouvelle-Zélande mais il est également l’un des seul dont la population continue inexorablement à diminuer. Ils ne sont présent que sur l’île du Nord. Rats, belettes, hermines et phalangers renards constituent une menace pour les jeunes ou les œufs. Furets, chats ou chien errants, voitures et destruction de l’habitat déciment les oiseaux adultes.

Une autre menace potentielle?

La forêt du Tongariro abritent deux cent kiwis en totale liberté qui font l’objet d’une constante attention. La méthode de gestion d’un sanctuaire à kiwi est toute particulière. Les zones concernées sont très vastes et ne peuvent être semées de pièges ou clôturées par les couteux grillages anti-nuisibles. Tout les cinq ans le sanctuaire est donc bombardé d’appâts empoisonnés au 1080. Ce poison est élaboré à partir de molécules qu’ont développé de nombreux arbres de l’hémisphère Sud en réponse aux mammifères qui menacent leur feuillage. Sa particularité est qu’il n’est pas censé affecter les oiseaux. Par contre du coté des rats, souris, hermines ou autres cerfs c’est l’hécatombe. Les études menées par le DOC ont montré que le taux de survie des jeunes oiseaux qui naissent au cours des deux années qui suivent l’opération est plus que doublé! Cette opération est destinée à aider la majeure partie des kiwis à se reproduire avec succès par eux même, mais certains font l’objet d’un traitement de faveur…

Cécile se prépare à sauver les kiwis!

Alison a équipé une femelle kiwi, Te Maari, d’un émetteur pour pouvoir la localiser à tout moment. Le but est de découvrir qui est le mâle avec lequel elle se reproduit et de l’équiper à son tour d’un émetteur. Les kiwis forment des couples unis pour la vie mais ne partagent pas souvent le même terrier. Cécile a accompagné Alison dans l’espoir que le compagnon de Te Maari se soit décider à partager le gîte qu’elle aura choisi pour la journée. Vous saurez tout de son incroyable journée sur son site car de mon coté j’ai assisté Jérôme pour une toute autre mission…

Une vingtaine de mâles du sanctuaire sont équipés d’émetteurs et les rangers vérifient régulièrement qu’ils vont bien. Les batteries des émetteurs ne fonctionnent que pendant un an et il faut donc les changer régulièrement. Aujourd’hui c’est le tour d’Illy et sa traque m’a fortement rappelé mes longues poursuites à la recherche de mon léopard en Namibie…

Bien plus pratique que les canassons sauvages de Düsternbrook!

Le sanctuaire est immense et pour accéder au territoire d’Illy il nous faudra trois quarts d’heure de quad à travers d’atroces chemins boueux. Mais malgré de longues recherche à travers le domaine du kiwi nous ne capterons pas son signal, l’animal a décidé de passer la journée dans une très bonne cachette!

Je n'ai décidément pas de chance à ce petit jeu...

La journée n’est toutefois pas fini et une autre tâche très importante nous attend.

Il y a une très bonne raison pour que les rangers cherchent à suivre avec précision tous les déplacements des mâles, c’est que chez les kiwis de Mantell c’est monsieur qui couve! Suivant les signaux que nous envoi son émetteur nous atteignons les abords du terrier que Max à choisi pour faire son nid. Un petit coup de lampe à l’intérieur du nid me permet d’apercevoir un gros tas de plûmes à l’air très concentré.

L'antre de la bête.

Le petit gadget accroché à sa patte nous indique que l’œuf en est à son quarante deuxième jour de couvaison. Lorsque les œufs ont été couvés entre cinquante et soixante jours les rangers les prélèvent et continuent l’incubation en couveuse. Cette mesure sert à éviter qu’ils ne soient dévorés par un rat ou abandonnés par le mâle après l’attaque d’une hermine. Les œufs prélevés aux bonnes dates éclosent quasiment tous avec succès, ce qui est loin d’être le cas dans la nature. D’autres poussins sont également prélevés juste après leur éclosion et sont envoyés avec leurs camarades dans des nurseries. Les oiseaux y seront chouchoutés pendant plusieurs mois jusqu’à atteindre une taille « stoatproof » qui leur permettra de se défendre contre les hermines.

L’année à été désastreuse pour le sanctuaire. Un furet a exterminé de nombreux adultes et une hermine a réussi à pénétrer dans la nurserie. En une nuit elle a tué onze des treize petits kiwis issus de la dernière récolte. L’œuf de Max n’en est que plus précieux et il sera récupéré la semaine prochaine, si aucun rat ne passe par là…

13 mai

Après une petite pause culturelle à Palmerston North, on a visité aujourd’hui la réserve de Mont Bruce.

Rien de tel qu'un bar pour se cultiver!

Cette réserve à la particularité d’être l’un des plus réussi centre d’élevage en captivité de la faune locale. De nombreux animaux qui ont vu le jour dans ce centre se reproduisent maintenant en toute liberté sur des îles paradisiaques débarrassées des mammifères. Des espèces extrêmement menacées comme l’échasse noire ou le pluvier de Nouvelle-Zélande sont réintroduits dans la nature depuis les élevages du centre. La partie accessible au publique est constitué d’un petit chemin parsemé de volières ne contenant pas plus de deux oiseaux chacune parmi différentes espèces menacées.

Farouche comme il est il vaut mieux qu'il reste dans sa volière...

Mais le centre possède également une portion de forêt protégé dans laquelle différentes espèces comme les glaucopes cendrés, les kiwis austraux ou les nestors superbes ont été réintroduits. Ces derniers, plus connus sous leur nom maori kaka, sont les stars de la réserve. Pour faciliter leur établissement et leur étude, les responsables de la réintroductions des kakas ont installé des mangeoires dans la réserve. Elles sont remplies tous le jours à quinze heure et des kakas font parfois le déplacement depuis Wellington pour venir s’y goinfrer. Résultat une grosse bousculade de plusieurs dizaines de kakas qui volent dans tous les sens.

L'envol du kaka.

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1 Response so far »

  1. 1

    Océane said,

    Saviez-vous que le kiwi est un animal en voie d’extinction à cause de l’humain? On doit protéger ces espèces…


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