Archive for août, 2010

On dit que les baleines souvent se cachent à l’eau.

25 août

Bien que Manuel m’ait expliqué comment utiliser le matériel sur son bateau il n’a pas encore repris la mer avec. Du coup je vais vous expliquer un peu plus en détail le travail d’Ophélie.

Ophélie et son théodolite.

Ophélie étudie le lien entre l’environnement des cachalots et leur distribution. Pour ce faire elle récupère des données satellites qui sont prises automatiquement plusieurs fois par jour dans la zone qu’elle étudie. Ces données la renseignent sur différents aspects de la mer à différents instants donnés comme son opacité ou sa température. La suite se passe sur le terrain avec les volontaires. Nous sommes quatre en ce moment: Stéphanie (Germanie), Kirstie (Angleterre), James (Pays de Galles) et moi (même). Nous passons donc à tour de rôle une journée à scruter la surface de l’eau à l’aide de jumelles et longue-vue à la recherche du souffle des cachalots.

Vu depuis un bateau c'est tout de suite plus évident.

Une fois la baleine repérée l’un d’entre nous se met derrière le théodolite et un autre derrière le petit ordinateur qui lui est relié. À chaque fois que la baleine souffle on place le viseur du théodolite dessus et on dit « blow ». Lorsque le scribe derrière son ordinateur entend le mot magique il enregistre la position du souffle et donc de la baleine dans un programme. On suit ainsi l’évolution de l’animal jusqu’à ce qu’il sonde à nouveau vers les profondeurs. Pendant ce temps la troisième personne suit la scène à travers un petit montage innovateur d’Ophélie. Elle a fixé une caméra sur une imposante paire de jumelles fixes. La position des jumelles est connue et permet donc en théorie de déterminer la distance de la baleine filmée à condition que l’horizon soit toujours dans le champ. Pour l’instant ça n’est qu’au stade de test.

Bricol'girl.

Lorsque la baleine disparaît on recommence à scruter l’horizon à la recherche d’une nouvelle cible. En plus de la baleine nous notons également la position des bateaux qui la suivent si il y en a. Ces données font partie de celles qui aideront dans l’étude que le Department Of Conservation a confié à Ophélie et Manuel. Mais le plus intéressant dans l’étude du DOC se passe sur les bateaux eux-mêmes. Une fois par jour l’un des volontaires peut monter gratuitement sur un bateau et prendre des notes sur la sortie. Des chercheurs ont noté que la respiration des baleines change en présence des bateaux et que cela pourrait être du au stress. Par conséquent lorsque nous approchons d’une baleine en bateau nous prenons des notes sur sa position par rapport à l’animal, la distance qui les sépare et l’intervalle entre les souffles. Lorsque le cachalot sonde on prend une photo de sa caudale au moment où elle est à la verticale. La silhouette de le nageoire caudale de chaque cachalot est unique. Les photos nous permette donc de reconnaître les animaux.

On évite les blagues sur la grosse queue des cachalots s'il vous plait!

27 août

Le dernier tour en bateau m’a permis d’observer une nouvelle merveille de Nouvelle-Zélande: le dauphin d’Hector. Considéré comme l’un des plus rares dauphins du monde il est également certainement le plus petit. Ne dépassant pas un mètre cinquante il ne s’éloigne pas des plages du pays dont il est endémique sous peine de se faire dévorer par tout ce qui dépasse le mètre cinquante. Et au large de ce pays ce n’est pas si rare.

J'avais pas de capsule de bière pour l'échelle mais elle aurait certainement recouvert l'évent.

Après n’avoir vu qu’un seul cachalot et que la moitié des passagers ait vomi dans des petits sacs l’équipage a eu pitié de nous et a longé la plage jusqu’à ce qu’on puisse admirer un dauphin et son petit. Théoriquement les bateaux sont censés rester à une certaine distance des mammifères marins mais dans le cas des dauphins c’est un peu différent. Les skippers sont au courant des règles mais si les dauphins le sont ils s’en contrefichent complètement! Une fois que nous nous sommes arrêtés à bonne distance des animaux ils se sont précipités vers l’appareil.

Un autre mammifère marin très présent ici: l’otarie à fourrure.

Toujours aussi hyperactive...

Tant qu’il y a des rochers au bord de la mer vous avez une colonie. Et lorsque que la colonie devient importante il arrive que certains individus se retrouvent à dormir sur la route. Résultat après avoir acheté une combinaison à 1€50 à l’Emmaüs du coin et emprunté un masque à Manuel j’ai accompagné James pour une petite trempette. Se baigner avec ces créatures est une expérience inoubliable!

Et ça fait presque oublier l'eau à 10°...

Publicités

Comments (2) »

Whale rider.

21 août

Avant de partir je me suis repris une petite nuit sur l’île de Matiu/Somes. Cette fois ci j’ai laissé les pingouins tranquilles pour me concentrer sur le trésor de l’île: Deinacrida rugosa!

La capsule de bière c'est pour l'échelle vu que Loïc ne sait pas à quoi ressemble une pièce de dix cents...

Les wetas font partie d’un groupe d’orthoptères (criquets, grillons, sauterelles…) aptères très anciens. Ils peuplent une grande partie de l’hémisphère Sud. Seulement encore une fois en Nouvelle-Zélande l’évolution s’est faite différemment. Les wetas occupaient le rôle écologique des rongeurs et certains ont d’ailleurs atteint la taille de petits rongeurs… Et maintenant que les rongeurs sont là les wetas se retrouvent avec une concurrence sévère. Les wetas géants sont tellement lourds qu’ils ne sont plus capable de sauter (Sans mauvais jeu de mots…)! Ce qui devait arriver arriva, les souris et les rats sont arrivés dans un pays rempli de gros paquets de protéines à sang froid se déplaçant au ralenti et incapable du moindre petit bond. Cette insecte est donc maintenant l’objet d’attentions particulières et ne survit plus à l’état sauvage que dans trois sanctuaires débarrassés de mammifères.

Après ça j’ai pris le ferry et traversé le détroit de Cook. Une traversée très sympa parsemée d’otaries à fourrures de Nouvelle-Zélande, de pétrels, de puffins, de damiers du Cap et de mes premiers albatros de Nouvelle-Zélande!

Damier du Cap.

Et je suis enfin arrivé sur l’île du Sud! Il y a quelque chose que vous devez savoir à propos de la Nouvelle-Zélande: Si vous voyagez sur l’île du Nord quatre vingt dix pour cent des gens avec qui vous allez parler vont très rapidement vous poser cette question « Et sinon t’es déjà allé sur l’île du Sud? ». J’ai entendu cette question tellement souvent que j’ai failli ne pas y aller! Et ça aurait été une erreur. Le fait est que l’île du Sud est plus grande que l’île du Nord mais seulement un quart de la population du pays y vit. Cette info fait tout de suite remonter deux mots dans mon cerveau « Le Berry? ». L’île du Sud c’est magnifique mais ses habitants ont tendance à être considéré comme des boueux. Ce qui, comme beaucoup de réputations, reste largement a prouver (je tiens à préciser que concernant le Berry on est plus dans le cadre d’une réputation mais d’un fait!). Rendons aussi à César ce qui est à César l’immense majorité des touristes qui viennent dans ce pays le font pour les paysages à couper le souffle et l’aspect vierge (et le seigneur des anneaux…) et dans ce domaine l’île du Sud fait certainement de l’ombre à sa collègue.

Revenons à nos moutons, après une soirée bien animée à Picton, je tend mon pouce tout rouillé à l’attention des automobilistes. Le succès est raisonnable et je parcours la côte Est jonchée d’otaries sans encombres jusqu’au village de Kaikoura où je vais filer un coup de main à Ophélie et Manuel au cours des prochaines semaines.

Kaikoura vu depuis le bureau d'Ophélie.

Kaikoura est La destination pour observer des baleines en Nouvelle-Zélande. Sa position géographique, sa topographie ainsi qu’un certain nombres de facteurs biologiques en font un lieu où les cétacés sont à la fois très présents et facile d’accès pour les humains. La plupart des baleines n’y sont toutefois que de passage mais une importante population de mâles cachalots macrocéphales y est sédentaire. Vous vous en doutez, toutes ces conditions ont donné naissance à une ville s’enrichissant par le biais d’une activité majeure: le massacre des baleines. Et lorsque les animaux disparurent le village failli suivre le même chemin. Fort heureusement pour ce bled, qui n’a rien d’autre à offrir, les baleines revinrent dans les eaux avoisinant la péninsule après qu’une loi votée en 1982 ait interdit leur chasse dans les eaux du pays. Le tourisme est par conséquent devenu une activité primordiale dans la région. Tellement qu’un moratoire a interdit la délivrance de nouvelles licences autorisant la pratique commerciale du « whale watching » il y a huit ans après que trois compagnies l’ai déjà obtenu. Le but de cette interdiction était d’éviter que l’histoire ne se répète et que les baleines ne soient pas à nouveau menacées par l’économie de Kaikoura. L’interdiction prendra fin dans deux ans et le Department Of Conservation devra prendre la décision de délivrer ou non de nouvelles licences. Pour les aider dans cette décision le DOC a demandé à Ophélie et Manuel de réaliser une étude sur l’impact du tourisme sur les baleines.

Ophélie et Manuel sont deux étudiants de l’université de Christchurch travaillant chacun sur deux thèses consacrées aux cachalots macrocéphales. Ils se sont retrouvés un peu débordés entre l’étude pour le DOC et celles de leurs thèses et nécessitent donc fortement l’aide de volontaires. Jusqu’ici je n’ai aidé qu’Ophélie car assister Manuel requiert un petit entrainement.

Ophélie travaille tous les jours au sommet de la péninsule. De la haut on peut observer la majorité des mouvements des cachalots et des bateaux. À l’aide de différents appareils de mesure nous enregistrons le temps que les cachalots passent à la surface, l’intervalle entre les souffles, la position des bateaux et des baleines…

Le bureau d'Ophélie.

Salut boueuse!

Pas trop occupée à replacer les organes des vaches à leur place?

Je t’envoie des petits tips futés tirés de mes dernières expériences:

-J’ai fait des annotations sur une carte de Matiu pour Cyrielle mais des fois que tu y ailles avant elle ou qu’elle l’ai perdu je te file les infos direct. Lorsque tu arrives sur l’île il y a deux chemins qui montent. L’un est goudronné l’autre est en terre. Le second est plein de pingouins la nuit et t’emmènera vers un petit jardin où sont entassés les plantes qui attendent d’être replantées. Là tu verras une grande bâche noire. Retire précautionneusement les pierres qui sont dessus et soulève la doucement. Enjoy. Fais gaffe à ce que personne ne te voit faire ça. Ce jardin est également l’un des deux seuls endroits de l’île où j’ai vu des giant wetas de nuit. Jette aussi un coup d’œil pour les geckos. Ensuite va au visitors centre, il y a un poster dans le couloir qui te montre où sont les wetas. Juste à coté du centre il y a un coffrage pour cables électriques. Caché sous l’arbuste qui jouxte cette boite il y a un wetas motel. Tu as le droit de regarder dedans. De l’autre coté du visitors centre il y a une sorte de garage avec des kayaks dedans. Dans le coin arrière gauche vit un énorme tuatara très peureux. C’est le deuxième endroit de l’île où j’ai vu des giant wetas de nuit (et un gecko). Voilà le topo,profite de cette île géniale et passe le bonjour à la ranger!

-Quand tu prendras le ferry pense à prendre tes jumelles à bord le détroit est pourri d’albatros…

-Kaikoura ça envoie du paté, encore un endroit qui va devenir ton meilleur endroit préféré. Pour mon plan le logement c’est 140 $ les deux semaines et on pirate le wifi des voisins. Ils sont un peu à l’arrache mais c’est super sympa! Quand tu sauras quand est ce que tu y vas envoies un mail à southmarlborough@doc.govt.nz et demande leur si ils ont besoin d’aide pour du terrain concernant les Hutton’s shearwaters. Même si je sais que ce n’est pas trop le genre de truc qui te plais vraiment 😉

Amuses toi bien!

Comments (3) »

Six loups.

16 aout

Wellington est considéré par beaucoup comme LA ville de Nouvelle-Zélande à la vie nocturne la plus animée. Vous pensiez vraiment que j’avais passé trois mois ici pour Zealandia et Kapiti?

Les nuits néozélandaises diffèrent légèrement des parisiennes. Tout d’abord les bars ferment un petit peu quand ils veulent et servent des shooters tout près dans lesquels les ingrédients sont compartimentés et ne se mélangent qu’une fois en bouche. Les barmans ressemblent plus à des épiciers. Je ne veux pas généraliser mais globalement il est très dur de rester assis à une table dans un bar kiwi plus de dix minutes sans qu’un ou plusieurs inconnus viennent faire connaissance. Si vous vous promenez dans la rue avec un pack de bière et que vous entendez le bruit d’une fête dans une maison vérifiez que vous avez à peu près le même âge que tout le monde et vous pouvez vous incruster. La dernière grande différence concerne l’objectif des jeunes kiwis la nuit tombée.

Je serais incapable de retrouver cette maison...

ATTENTION GROSSE GENERALISATION (mais tellement proche de la réalité): Lorsque vous croisez un ou une jeune le soir il y a de fortes chances qu’il ou elle soit dehors en pleine nuit dans le but de ne pas dormir seul(e).

Je vous assure que c’est impressionnant. Les demoiselles de moins de vingt ans se promènent de nuit en plein hiver les fesses à moitié à l’air tandis que beaucoup de celles qui ont plus de vingt ans sont privées de sortie car elles ont déjà un marmot. Attention! Ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit! Les voyageurs ont l’air de très bien s’accommoder à cet état d’esprit et se comportent souvent de manière bien plus vulgaire. Le fait est que lors d’un concert ou dans un bar animé par un DJ n’essayez même pas de discuter. À croire que si ils mettent la musique aussi fort c’est pour qu’on soit obligé d’avoir la bouche dans l’oreille de notre auditeur…

J’en connais un paquet qui doivent se dire que c’est le paradis mais je peux vous assurer que même ceux qui ont du mal à dormir tout seul regrettent assez vite qu’une discussion ne puisse pas durer plus de dix minutes avec une inconnue sans que ça se finisse par « On baise? ». Les filles ne peuvent pas avoir une discussion sans se demander si la seule raison pour laquelle on leur parle est très loin de l’intérêt d’un échange verbal.

Bref le décors étant planté je vais maintenant vous parler des différents établissements où j’ai passé l’hiver:

Le JJ Murphy & Co

Théoriquement le bar du vendredi mais en réalité le bar que j’ai le plus fréquenté ici. Le vendredi la pinte d’Heineken y est servis pour 2€50 et les mardi les cotelettes de porcs sont à 10€ pour deux personnes. Les billards y sont gratuits sauf le week-end et il y a toujours un concert même si la plupart du temps on se contente du faux sosie de Kurt Cobain avec sa gratte.

Claire prenant une leçon de billard.

L’Hotel Bristol

Le bar du mercredi. Le plus grand pub dans lequel j’ai trainé sert ses pintes pour 2€ toute la nuit les mercredis et les billards y sont également gratuits. La paye tombant en général le mercredi pour tout le monde ici les étudiants débarquent en masse au Bristol pour la dépenser en une nuit. Le bar est également bondé lors des retransmissions des matchs de rugby. Un point négatif à fait que je n’y suis jamais allé un autre jour qu’un mercredi: la musique craint sérieusement!

Ciloo, Cyrielle, Ernesto et moi à l'Hotel Bristol.

Le Mighty mighty.

L’obus de bière pas bonne y est à 4€. On ne vient pas au Mighty mighty pour picoler, on y va déjà bourré. L’ambiance est géniale et des concerts mélangeant funk et rock ont lieu régulièrement. Comme l’entrée est payante lors des concerts on essaye d’arriver avant le groupe.

Le San Fransisco Bathhouse

Bar très populaire les week-ends. L’entrée y est généralement de 5€ et le prix des consos varient en fonction des jours. À la fois bar et salle de concert la sono y est assourdissante et il en résulte une ambiance « on peut pas parler on a qu’à … ». Toutefois une terrasse sympa au dessus de Cuba Street sauve le bar.

À San Fransisco avec Richard.

Le Medusa

Le seul établissement de Wellington où j’ai croisé autant de mecs avec les cheveux longs que de nanas. N’ayant pas de service à pression je refuse de l’appeller un bar, le Medusa est plutot une salle de concert. Pour vous donner une idée les affiches à coté de la petite porte en métal qui sert d’entrée arborent fièrement des noms de groupes tels que Project: Blood, Screams Your Lungs Out ou Candy for Strangers. Bien entendu ces groupes que nos grand-mères taxerait de cavaliers de l’Apocalypse ne composent pas la majorité de la programmation du lieu qui reste assez rock conventionnel la plupart du temps.

Le Meow

La mexican touch.

Aucun intérêt si Ernesto n’y est pas barman. La cuisine hippie du meow accueille plus de monde à déjeuner le midi qu’à picoler le soir. Toutefois des gamins le louent occasionnellement pour fêter leurs anniversaire et comme on connait le barman on s’incruste. Résultat on s’envoie des bières bios à l’œil en revivant avec nostalgie ces soirées au cours desquelles nous ne savions pas que bien boire et plus difficile que de ramener une fille dans son lit.

Béquille! (Mais c'est qui ce type?)

Le Base

Pourrait porter le même nom en français. Une fois vous être envoyé plusieurs litres de bières à 4€ vous attrapez une fille à qui vous ne pouvez pas parler sauf si vous bougez les lèvres pour mimer les paroles de Lady Gaga puis vous louez une chambre dans l’hôtel du même nom situé juste au dessus. Pour la suite c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus!

N'y aller que pour être en photo sur le site des meilleures soirées de Wellington.

Le Southern Cross

Immense bar-resto-terrasse et repaire à français. Une petite scène où se produisent des petits groupes sympa et une terrasse couverte en font un endroit correct.

Il y a même une forêt de bières!

Le Shooters

Comme le Southern Cross sauf que la musique est pourrie, les cocktails à 2€50 et que c’est fermé.

Le Vespa

C’est censé être le dernier bar à fermer et c’est son seul intérêt.

Le YHA

Si vous avez de la chance les types du STAFF seront sympa et par conséquent vous pourrez y espérer des beuveries sympathiques alimentées par le supermarché New World de l’autre coté de la rue qui vous vend de l’alcool jusqu’à onze heure.

L'endroit où j'ai le plus picolé est une auberge de jeunesse...

L’hotel Campbel

C’est ce qui se rapproche le plus d’un PMU avec les écrans qui retransmettent les courses de chevaux et de lévriers. De six heure à six heure et demi le mercredi la carafe de bière est à 3€ et passe à 4€50 pour le reste de la nuit. La blague. La vraie raison d’aller dans ce pub est liée au YHA. En tant que client du YHA vous avez droit à un coupon offrant 50% de réduction sur votre première commande! En tant que pote de membres du personnel du YHA vous n’avez pas à être client! Petite astuce: avec certains serveurs vous pouvez avoir une réduction même si votre première commande est deux carafes! Super soirée…

Le Molly Malone’s

Un pub irlandais avec des concerts sympas et des bières à 4€ ce qui, ici, est cher.

The Establishment

À éviter au maximum! La musique est nulle, les consommations sont chères, les consommateurs vous jettent des verres de whisky coca à la figure et vous crient de retourner dans votre pays le doigt tendu sans raisons! La seule bagarre à laquelle j’ai pu assister depuis que je suis en Nouvelle-Zélande impliquait deux clients de ce bar et s’est terminée par l’arrestation des protagonistes.

Le seul intérêt et de se reretrouver en photo sur le même site internet stupide qu'au Base.

Comme vous pouvez le constater l’hiver passe plus facilement dans la capitale mais maintenant que le printemps revient il va me falloir emboiter le pas de Ciloo et quitter les joies de la ville et reprendre mon vagabondage. Et oui vous avez bien lu, après m’avoir supporté pendant plus de sept mois (qui dit mieux?) votre vadrouilleuse préférée à décidé de continuer son périple toute seule et mon blog va perdre les photos qui y amenaient le plus de lecteurs. Mais comme je sais que tu liras ces lignes laisse moi te dire ceci:

Merci pour tout ces bons moments que tu m'as permis de partager avec toi!

Comments (4) »

You know where you are?

6 août

J’ai enfin pu poser la main sur l’oiseau le plus ridicule qu’il m’ait été donné d’observer.

Je suis allé passer une nuit sur l’île de Matiu/Somes. C’est un petit caillou au milieu du port de Wellington qui a été débarrassé de ses mammifères et commence à être replanté depuis une vingtaine d’année.

Encore une île.

La toute jeune forêt ne permet pas encore de réintroduire sur l’île de nombreuses espèces d’oiseaux mais les perruches de Sparrman se sont très bien adaptées et sont maintenant tellement nombreuses que certaines rejoignent la côte. Trois autres espèces d’oiseaux nichent en abondance sur l’îlot. Les goélands dominicains, les cormorans mouchetés et les manchots pygmées! Une équipe de quatre volontaires est d’ailleurs venue travailler sur la population de manchots et je me suis joins à eux.

Je te vois!

Les manchots sont, comme tout le monde le sait, incapable de voler. Par conséquent ils attendent la nuit pour retourner se reposer sur la terre ferme sans craindre les prédateurs endormis. C’est à ce moment là que nous intervenons. On emploi deux méthodes. La première consiste à se promener sur la plage à la recherche des manchots qui s’y cachent et de les y attraper. La seconde est un affut à la sortie d’un passage très fréquenté par les oiseaux que les volontaires appellent le « loop ». Les manchots ont l’habitude de se faire attraper sur les dix mètres qui séparent le « loop » de la forêt et sont donc extrêmement prudents. Au moindre bruit suspect ils retournent à la mer. Oubliez donc les pruneaux en dessert si vous allez un jour à la chasse au manchot. Une autre petite particularité concerne les sacs dans lesquelles nous transportons les oiseaux. Habituellement ses sacs font la taille d’une grande poche de manteau. Pour les manchots nous nous servons de taies de polochons!

Le peu de dignité qu'il lui restait et partit...

La procédure qui s’en suit est elle aussi toute nouvelle pour moi. Les chercheurs ont placé dans le « loop » un lecteur à transpondeurs. Le principe est assez simple, on place un petit transpondeur dans le gras de la nuque d’un manchot et à chaque fois qu’il passe par le « loop » son numéro est enregistré. Comme des bagues au final sauf qu’elles peuvent être lues automatiquement.

Big brother te surveille.

Pour chaque oiseau on lit son transpondeur ou on lui en place un, puis on le relâche sans oublier au préalable de le marquer pour éviter de le capturer à nouveau dans la soirée.

Tipp-ex a du faire fortune ici...

Après cette nuit riche en émotions je suis allé rejoindre les copains au YHA pour les anniversaires de Cécile et Gaëtan. On a loué pour la nuit un chalet dans la forêt de Rimutaka et réunit onze personnes pour y faire la fête. En plus des deux intéressés se trouvaient Cyrielle, Léa et Ernesto que je ne présente plus, Theresa et Guillaume, deux collègues de Cyrielle, Camille que Cyrielle et Gaëtan ont rencontré au cours de leur voyage ainsi que sa cousine Coralie et pour finir Claire, qui a succédé à Ciloo dans le gardiennage de hutte au Parc National du Tongariro.

La fine équipe.

Après deux heures de marche laborieuse sous la pluie nous arrivons à la nuit tombée le long de l’imposante rivière Orongorongo. Nous n’avions pas très bien compris que l’accès à notre hutte nécessitait la traversée de cette rivière sans l’aide d’un pont… Bien assez mouillés à notre goût nous avons pris la décision d’éviter l’Orongorongo pour nous enfoncer un peu plus dans la forêt en espérant une hypothétique autre hutte. Au terme d’une très longue heure de marche de nuit, sous la pluie et entourés de vers luisants nous arrivons au pied d’une superbe hutte.

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer...

La difficulté et l’angoissante marche jusqu’à notre refuge à rendu la nuit encore plus agréable que prévue et nous avons passés une super soirée!

Les anniversés.

Le retour en pleine journée ensoleillée sera d’une facilité déconcertante même avec une veisalgie de haut niveau.

Welcome to the jungle!

Leave a comment »

Omelette au fromage!

1er août

Le temps se maintient au beau ces derniers jours. Du coup on en a profité pour exploiter les murs gentiment offerts par le conseil municipal à l’intention des graffeurs. Cécile, Cyrielle et moi même nous sommes librement laissés aller à nos tout premiers « grafs »!

Si, si la famille! Toi même tu sais!

54 représente wesh wesh!

Le temps clément nous a également permis d’aller admirer un vieux Dacrydium cupressinum (plus connu sous son nom maori « rimu ») de 800 ans avec Cécile et mes deux colocataires Martine et Mike. L’arbre a certainement eu la visite de moas dans sa jeunesse, de quoi être impressionné. D’ailleurs puisqu’on parle d’arbres je ne peux m’empêcher de vous livrer une anecdote qui continue à me laisser perplexe. Les forêts du pays présentent une forte population de Corynocarpus laevigatus (appelons les « karakas » comme les maoris). L’arbre n’existant qu’en Nouvelle-Zélande les botanistes ne s’en sont pas réellement préoccupé jusqu’à récemment. Mais de nouvelles études ont montré que ces arbres seraient originaires des îles Hen et Chickens toutes proches d’Auckland. Les graines, parmi les rares fruits du pays à être comestibles, auraient été transplantés un peu partout par les maoris. Enfin comestible il faut le dire vite, sans une préparation très précautionneuse les fruits sont hautement toxiques! Les karakas ont toutefois été introduits dans une bonne partie des îles du Pacifique et sont déjà considérés comme nuisibles à Hawaï! Mais ce n’est pas tout! Ces arbres, originellement endémiques à un archipel de six îles situées à seulement douze kilomètres des côtes néozélandaises, pourraient bientôt être considérés comme nuisibles dans le reste du pays!

Faut pas pousser!

Cécile devant s’occuper de ses petits vieux m’a également gentiment cédé sa place pour une journée sur l’île de Kapiti! L’objectif de la journée était de capturer une dizaine de femelles de méliphages carillonneurs pour les réintroduire à Zealandia. J’ai donc été membre d’une équipe de six personnes dont Matu qui nous supervisait. De toute l’équipe j’étais le seul à avoir une de l’expérience dans la capture des oiseaux au filet. Matu m’a donc confié mon propre filet de douze mètres que j’ai placé au dessus d’un petit écoulement d’eau dans lequel les oiseaux venaient se baigner et boire.

C'est un bain pour femelles ici petit pervers!

Mes captures commencent par cinq perruches de Sparrman histoire d’entamer mes doigts comme il se doit (tadam!)…

J'ai comme envie de la laisser se démerder...

De leur coté mes quatre autres collègues se voient confiés des mangeoires piégées à la manière de celles que j’ai utilisé à Tiritiri Matangi. Ces pièges se révèleront totalement inefficaces et les trois premières captures se feront dans mon filet. La raison d’un tel échec alors que ce système fonctionnait très bien sur Tiritiri Matangi vient d’une différence importante entre les deux îles. L’île de Kapiti, bien plus grande que sa frangine, possède une forêt plus ancienne et plus mature. Une forêt plus grande avec des arbres plus âgés apportent par conséquent une plus grande quantité de nourriture à ses habitants. Ainsi, alors que les méliphages de Tiritiri Matangi dépendent énormément des mangeoires, ceux de Kapiti ne s’y rendent quasiment plus…

Deux volontaires se voient alors confier un nouveau filet et les deux autres collègues sont envoyés en formation au mien. Autant ils se bousculent pour sortir des mohouas à têtes blanches autant ils me laissent me débrouiller avec les méliphages tui… Au final je fais des aller retours entre les filets pour sortir les oiseaux les plus emmêlés et nous ne capturons qu’une seule autre femelle de méliphage carillonneur. Matu et Frances restent donc sur l’île en espérant en capturer plus le lendemain.

Les filles, toujours à se faire désirer...

Comments (2) »