On dit que les baleines souvent se cachent à l’eau.

25 août

Bien que Manuel m’ait expliqué comment utiliser le matériel sur son bateau il n’a pas encore repris la mer avec. Du coup je vais vous expliquer un peu plus en détail le travail d’Ophélie.

Ophélie et son théodolite.

Ophélie étudie le lien entre l’environnement des cachalots et leur distribution. Pour ce faire elle récupère des données satellites qui sont prises automatiquement plusieurs fois par jour dans la zone qu’elle étudie. Ces données la renseignent sur différents aspects de la mer à différents instants donnés comme son opacité ou sa température. La suite se passe sur le terrain avec les volontaires. Nous sommes quatre en ce moment: Stéphanie (Germanie), Kirstie (Angleterre), James (Pays de Galles) et moi (même). Nous passons donc à tour de rôle une journée à scruter la surface de l’eau à l’aide de jumelles et longue-vue à la recherche du souffle des cachalots.

Vu depuis un bateau c'est tout de suite plus évident.

Une fois la baleine repérée l’un d’entre nous se met derrière le théodolite et un autre derrière le petit ordinateur qui lui est relié. À chaque fois que la baleine souffle on place le viseur du théodolite dessus et on dit « blow ». Lorsque le scribe derrière son ordinateur entend le mot magique il enregistre la position du souffle et donc de la baleine dans un programme. On suit ainsi l’évolution de l’animal jusqu’à ce qu’il sonde à nouveau vers les profondeurs. Pendant ce temps la troisième personne suit la scène à travers un petit montage innovateur d’Ophélie. Elle a fixé une caméra sur une imposante paire de jumelles fixes. La position des jumelles est connue et permet donc en théorie de déterminer la distance de la baleine filmée à condition que l’horizon soit toujours dans le champ. Pour l’instant ça n’est qu’au stade de test.

Bricol'girl.

Lorsque la baleine disparaît on recommence à scruter l’horizon à la recherche d’une nouvelle cible. En plus de la baleine nous notons également la position des bateaux qui la suivent si il y en a. Ces données font partie de celles qui aideront dans l’étude que le Department Of Conservation a confié à Ophélie et Manuel. Mais le plus intéressant dans l’étude du DOC se passe sur les bateaux eux-mêmes. Une fois par jour l’un des volontaires peut monter gratuitement sur un bateau et prendre des notes sur la sortie. Des chercheurs ont noté que la respiration des baleines change en présence des bateaux et que cela pourrait être du au stress. Par conséquent lorsque nous approchons d’une baleine en bateau nous prenons des notes sur sa position par rapport à l’animal, la distance qui les sépare et l’intervalle entre les souffles. Lorsque le cachalot sonde on prend une photo de sa caudale au moment où elle est à la verticale. La silhouette de le nageoire caudale de chaque cachalot est unique. Les photos nous permette donc de reconnaître les animaux.

On évite les blagues sur la grosse queue des cachalots s'il vous plait!

27 août

Le dernier tour en bateau m’a permis d’observer une nouvelle merveille de Nouvelle-Zélande: le dauphin d’Hector. Considéré comme l’un des plus rares dauphins du monde il est également certainement le plus petit. Ne dépassant pas un mètre cinquante il ne s’éloigne pas des plages du pays dont il est endémique sous peine de se faire dévorer par tout ce qui dépasse le mètre cinquante. Et au large de ce pays ce n’est pas si rare.

J'avais pas de capsule de bière pour l'échelle mais elle aurait certainement recouvert l'évent.

Après n’avoir vu qu’un seul cachalot et que la moitié des passagers ait vomi dans des petits sacs l’équipage a eu pitié de nous et a longé la plage jusqu’à ce qu’on puisse admirer un dauphin et son petit. Théoriquement les bateaux sont censés rester à une certaine distance des mammifères marins mais dans le cas des dauphins c’est un peu différent. Les skippers sont au courant des règles mais si les dauphins le sont ils s’en contrefichent complètement! Une fois que nous nous sommes arrêtés à bonne distance des animaux ils se sont précipités vers l’appareil.

Un autre mammifère marin très présent ici: l’otarie à fourrure.

Toujours aussi hyperactive...

Tant qu’il y a des rochers au bord de la mer vous avez une colonie. Et lorsque que la colonie devient importante il arrive que certains individus se retrouvent à dormir sur la route. Résultat après avoir acheté une combinaison à 1€50 à l’Emmaüs du coin et emprunté un masque à Manuel j’ai accompagné James pour une petite trempette. Se baigner avec ces créatures est une expérience inoubliable!

Et ça fait presque oublier l'eau à 10°...

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2 Réponses so far »

  1. 1

    Ciloo said,

    Ah bah voila qui est mieux!!
    Chouettes photos!! Bon je file poster mon article parce que mon fan club risque de me delaisser pour ton blog…
    Et S’il y a encore du boulot pour des volontaires a Kaikoura fin septembre, tu fais tourner mon numero??? J’ai ete embauchee pour les Kokakos, mon premier pais job ds la conservation, va falloir que j’assure!
    Plein de bisoux!
    A pluche

    • 2

      Rémi said,

      Dis moi exactement quand est ce que tu es dispo et je vois ça mais globalement il refuse rarement un coup de main. Même si je les ai prévenu que t’étais une grosse flemmarde incapable…
      Bien joué pour les kokakos et merci pour les bisous!
      Je t’en fais tout autant pour la peine!


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