Who is Titi?

15 septembre

Titi c’est le nom maori du puffin, une famille d’oiseaux marins qui constituait une part importante de l’alimentation des premiers habitants d’Aotearoa. Ah les oiseaux! Je suis sûr qu’ils vous avaient manqué! Rassurez vous, Kaikoura est considérée comme une destination de premier choix pour l’observation des oiseaux marins!

 

Rah la vilaine mouette qui me cache mon cachalot!

 

Les stars incontestées sont bien évidement les albatros. Les eaux environnant la péninsule permettent d’observer assez facilement près d’une dizaine d’espèces de ces majestés de la mer. Toutefois leur identification n’est pas toujours évidentes et avec Manuel on joue au sept différents:

 

Un albatros des Antipodes fatigué.

 

 

L'albatros royal.

 

 

Un albatros de Buller se prenant pour Jésus.

 

 

Des albatros à capes blanches qui se font des papouilles.

 

 

L'albatros de Salvin.

 

 

Un albatros hurleur avec des démangeaisons.

 

 

L'albatros de Sanford.

 

Pouvoir admirer ces oiseaux, dont l’envergure peut facilement atteindre quatre mètres, glisser à la surface de l’eau sans le moindre effort est un privilège dont je ne me lasse pas. Malheureusement les populations d’albatros du monde entier subissent un déclin qui semble irréversible. Entre ceux qui se piègent sur les énormes hameçons des bateaux de pêche et ceux qui s’empoisonnent en avalant toutes sortes de détritus qui abondent à la surface de l’Océan, ces merveilleuses créatures risquent fort de ne devenir qu’un souvenir.

 

Et ce serait vraiment dommage...

 

De son coté Manuel assume un petit faible pour les pétrels géants et de Hall. Ces oiseaux étaient appelés les « oiseaux qui puent » par les baleiniers à cause de la mauvaise habitude qu’ils avaient de vomir sur quiconque les dérangeait pendant qu’ils se nourrissaient des tripes de cétacés… Ajoutez à ça une carrure de bossu et une tête à faire peur à son reflet et vous comprendrez pourquoi je ne vois as ce que tout le monde lui trouve…

 

Il en faut pour tous les goûts...

 

De mon côté je dois admettre une petite préférence pour le damier du Cap. Les gens du coin l’appel le pigeon en raison des similitudes de comportements avec l’animal préféré des parisiens. Et certains y voient une raison de plus pour l’affection que je porte à ces oiseaux. Il ne nous faut pas plus de dix minutes après avoir quitté le port pour que Titi s’attire une escorte de ces volatiles. Les damiers suivent n’importe quel bateau comme des débiles en espérant qu’en tombe des bouts de poissons. Si le bateau s’arrêtent ils s’accumulent tous autour en nous regardant avec des yeux dont la taille ne doit pas être loin de celle de leurs cerveaux. Puis ils se mettent à glousser au dessus du micro de Manuel pendant qu’il écoute les cachalots. S’ensuivent des jurons portugais et des coups d’hydrophone.

 

Vos gueules les mouettes!

 

Mais celui qui a su toucher le cœur des habitants de Kaikoura est clairement le puffin de Hutton. Lorsque vous rentrez dans n’importe quel commerce du village vous trouvez sur un mur une petite photo encadré d’un poussin témoignant du don qu’à fait le commerçant à l’association protégeant l’oiseau. Pour comprendre cet engouement il faut savoir que cet oiseau ne niche plus que dans les montagnes dominant Kaikoura. Le chauvinisme chronique dont souffre une grande majorité des néozélandais a fait le reste. Mais cet oiseau est objectivement une véritable perle. Du même ordre que les précédents, il passe sa vie en mer et ne revient à terre que pour se reproduire. Mais contrairement à ses pairs ce puffin ne niche pas dans des forêts, sur des plages ou des falaises en bord de mer. Monsieur se fatigue à creuser des terriers entre 1200 et 1800 mètres d’altitudes dans les montagnes! Le plus rigolo c’est que même si la période de reproduction a commencé la neige qui recouvre les terriers n’a pas encore fondu. Du coup la baie est envahie de milliers de puffins qui attendent de pouvoir rentrer chez eux. Autre fait intéressant, un puffin de Hutton peut atteindre la mer depuis son nid en à peine sept minutes! Ça fait quand même sept minutes à 150 kilomètres heure, pas loin d’un record de vitesse. Par contre pour retourner au nid avec le ventre plein de poissons ça lui prend quarante minutes depuis la côte…

 

Le nid basique dans un arbre c'est tellement has been...

 

19 septembre

Pour rester dans les airs il faut que je vous reparle de l’étude du Department Of Conservation. Vous vous rappelez que si je peux m’amuser à aller sur les bateaux touristiques un peu comme je veux c’est parce que le DOC veut savoir si la population de cachalots peut supporter une nouvelle compagnie de « whale watching ». Actuellement quatre organismes possèdent cette licence. La première embarque les touristes sur des bateaux, la seconde avec un hélicoptère et les deux dernières organisent des tours en avions. En tant que volontaire j’ai également le droit de monter à l’œil dans un avion! Ce dont je ne me suis pas privé:

 

La partie immergée de l'iceberg.

 

Le spectacle est juste fabuleux mais vu des airs la caudale des cachalots ne permet pas une identification très précise. On ne prend donc pas trop de données, juste du plaisir.

 

C'était pas flocon...

 

Et puis est venu le très difficile moment des adieux et me voici repartit pouce en l’air vers Christchurch. J’y ai rejoins Tim et Kevin qui se sont installés là bas en colocation. Mais si vous vous souvenez d’eux. Le Sleeping Giant. Hastings. Les hectolitres de bières et les kilos de pommes.

Bref concernant Christchurch si j’y avais été il y a deux semaines je me serais contenté de vous dire qu’il s’agit probablement de la plus jolie ville de Nouvelle-Zélande mais depuis le séisme c’est un peu cassé. Christchurch c’est le plus grand village de l’île du Sud (ouh c’est pas bien de se moquer) et le seul bled du pays à avoir un style un peu européen et des vrais maisons en pierres. Ce qui a bien du aider l’autre jour. Maintenant la plupart des maisons sont recouvertes de bâches et les trottoirs parsemés de barrières de sécurité. De nombreux bâtiments sont fermés car toujours susceptibles de s’écrouler. Beaucoup de personnes ne peuvent pas travailler et certains ont même fuit la ville. Mais malgré ça et les nombreuses répliques qui secouent la ville chaque jours on trouve encore moyen de maltraiter son cerveau un samedi soir.

Réponse de la dernière énigme:

 

C'est ce à quoi tu pensais Florine?

 

Je ne sais pas trop pourquoi elle font ça mais sur Titi on pense que c’est pour chauffer au soleil leurs pattes gelées. Des fois elles ont les quatre hors de l’eau…

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