L’île de l’Ouest.

22 septembre

Comme ce n’est pas très loin je me suis décidé à faire un petit tour sur le caillou à l’ouest de la Nouvelle-Zélande connu sous le nom d’Australie. À mon arrivée à Melbourne une pensée me frappe l’esprit: c’est immense. La ville compte autant d’habitants que toute la Nouvelle-Zélande! J’avais oublié ce que ça pouvait être des transports en communs, des trottoirs bondés, des soirs de semaine animés et des nuits d’hôtels à vingt euros.

Malheureusement pour ceux qui s’attendait à un article plus culturel, l’Australie n’a pas une histoire beaucoup plus riche que l’île au long nuage blanc. Et même en cherchant bien je n’ai pas trouvé d’aborigènes. Par contre la ville a eu une bonne idée pour augmenter sa liste d’intérêts touristiques:

Ouais! Des peintures rupestres!

Attention, le « street art » ce n’est pas du graffiti! Je ne saurais pas exactement vous donner la différence mais ceux que j’ai interrogé sur le sujet insistaient la dessus. Le fait est que le « street art » semble être une facette célèbre de Melbourne. À tel point que des jeunes ont même réussi à organiser une visite touristique de la ville à travers les œuvres peintes çà et là! On trouve des rues dédiées aux gribouillages un peu partout dans la cité et leurs murs sont parfois recouverts par des artistes à la renommée internationale, j’ai même trouvé un Space invader!

Le retour des murs vivants!

Et puis vous ne pensiez quand même pas y couper? Le tour des bars sympas et des curiosités culturelles se faisant assez rapidement il est temps de passer au patrimoine naturel! Pour le coup on peut dire que je suis gâté! Certains se souviendront de ma morosité à l’arrivée en Nouvelle-Zélande lorsque je n’ai pu observer que des pinsons, des grives et des hérissons en guise de faune locale. Ici c’est le paradis. Une promenade dans les parcs de Melbourne suffit à observer plus d’espèces exotiques que dans la majorité de la Nouvelle-Zélande! Il m’a même été permis d’observer une version australienne du baguage:

Qu'ils roulent à gauche passe encore mais ça!

Le plus ultime est que la faune locale ne se limite pas aux emplumés, j’ai même redécouvert à quoi ressemblait une tortue. On vous rappelle un peu partout par des panneaux que plusieurs des espèces de serpents les plus venimeuses au monde habitent le pays, y compris dans les parcs de la ville. La nuit dans les parcs de Melbourne m’a fait me demander si je n’étais pas resté trop longtemps au pub. La moindre petite fontaine diffuse un assourdissant concert de coassements, les phalangers renard courent partout sans que personne ne leur jette de pierres et des rousettes à têtes grises volent sur fond de ciel jauni de mégalopole…

Mais? C'est le bonnet de Ciloo!

28 septembre

Vous devez vous douter que si je suis venu jusqu’ici ce n’est pas pour la bière chère et frauder le tram’. Pour ça j’aurai pu rester à Paris. Non, celui qui m’a amenée ici s’appelle Josh Griffiths et m’a demandé mon aide pour son étude concernant le plus fascinant mammifère de la planète. Une créature tellement étrange que lorsque les musées européens reçurent les premiers spécimens empaillés ils crurent tout d’abord qu’il s’agissait d’une mauvaise blague. Une bestiole qui ferait presque passer les manchots et les kiwis pour des oiseaux ordinaires. Un animal qui cumule les exceptions et a du coller des migraines de tailles au grand Charles. Je veux bien sûr parler de Darwin, pas de confusion hein? Vous aurez déjà tous reconnu la description de l’ornithorynque mais je vais me permettre quelques détails croustillants concernant cet animal hors du commun.

L’ornithorynque est un mammifère aquatique nocturne qui ne vit que dans les rivières et plans d’eau australien. Premier détail à son sujet: il possède une queue aplatie à la manière du castor mais velue et qui lui sert à stocker de la graisse. Jusque là on reste dans le domaine du crédible. Le problème c’est que l’autre extrémité présente un museau dépourvu de dents dont la forme est similaire à celle d’un bec de canard… Les pattes avant sont plus largement palmés que les antérieures à la manière d’un pinnipède. L’ornithorynque serait également le seul mammifère à être trop con pour pouvoir rêver…

Mais ceci reste du domaine du détail, entrons maintenant dans le vif du sujet. L’ornithorynque est surtout célèbre pour sa capacité à pondre des œufs! Ces sortes de noisettes blanchâtres sortent d’un trou unique qui sert à la fois à la défécation, reproduction et ponte de l’animal… De cette œuf à la coquille molle sort une sorte de fœtus rose de la taille d’un haricot uniquement muni d’une bouche et de deux pattes avant. Cette larve va dès sa sortie de l’œuf se réfugier dans le pelage de sa mère pour finir sa croissance. Bien qu’étant définitivement considéré comme un mammifère, l’ornithorynque ne possède pas de mamelles. Le lait de la mère est transpiré par les pores de la peau et le bébé le lèche sur la fourrure. Amusez vous à imaginer la même chose pour les êtres humains et vous ferez des cauchemars toute la nuit… Et juste quand vous pensez avoir fait le tour vous remarquez sur le talon des pattes arrières du mâle un gros éperon. Dans un pays où tout ce qui vit peut vous tuer un mammifère se devait d’avoir du venin. Comme l’ornithorynque n’était déjà pas gâté c’est lui qui a écopé de ce petit cadeau. Personne ne sait vraiment si le venin de cet animal peut tuer un homme car bien évidement il n’est pas très fréquent de se faire piquer par un ornithorynque. De mon coté je pense que si quelqu’un en est déjà mort on a du faire passer ça pour une morsure de serpent par respect pour la réputation du macchabée. Quoiqu’il en soit Josh a déjà rencontré des types qui se sont fait piquer et six ans après ils ont toujours mal au bras…

La capture de l’ornithorynque commence vers dix heures du matin par un repérage des meilleurs endroits où placer les pièges. Il s’agit grossièrement de filets au milieu desquelles se trouve une succession de nasses. Le piège bloque entièrement la rivière et l’animal préfère rentrer dans la nasse plutôt que de sortir de l’eau. Une fois arrivé au bout du piège qui est émergé, il ne peut plus revenir sur ses pas.

J'en ai quand même un peu ma claque des filets, pas vous?

Travailler sur le terrain en Australie me change un peu. Pas besoin d’être sur un îlot perdu pour être entouré de kangourous et entendre le chant des perruches et cacatoès. Où que l’on se trouve on entend le rire tonitruant du martin-chasseur géant, The Sound of Australia.

Mouais ça vaut pas le rire de mon Lolo...

Lors de l’opération on doit bien entendu faire attention à toutes les petites surprises que la nature a placé en abondance dans ce pays. Il n’y a pas de crocodiles dans l’état de Victoria mais les araignées et serpents aux morsures fatales abondent.

Le venin de ce jeune austrelaps superbus aurait facilement pu nous être fatal mais Josh a quand même trouvé le moyen de le tripatouiller à l'aide d'un bâton pour vérifier qu'il ne s'agissait pas d'un serpent à collier rouge. Accessoirement la morsure du serpent à collier rouge peut également être fatale à l'homme...

Une fois les pièges en place on passe la fin de la journée au bord d’un étang à regarder si des ornithorynques n’ont pas décidé de se lever tôt. Après ça Josh me paye un bon steak au pub du coin en attendant la prochaine tournée. Être volontaire pour un bureau d’étude a des cotés plus sympas que pour des étudiants ou des organismes publiques! On tourne trois fois dans la nuit et entre chaque tournée je pars me promener dans les bois à la recherche de la faune nocturne.

Malheureusement ma première nuit m’aura permis de constater la raréfaction des ornithorynques dans la région et nous n’attrapons que quelques canards particulièrement stupides et des poissons. La nuit suivante il aura suffit d’une petite heure de pluie pour que le petit ruisseau que nous prospections se change en torrent déchainé. À notre première tournée les filets n’avaient pas tenu le coup et gisaient ça et là sur les berges. L’état de Victoria a connu des pluies beaucoup plus importantes qu’habituellement, les nappes phréatiques et sols de la région sont gorgés d’eau. La moindre averse fait déborder tout les plans d’eaux et toutes les rivières. Les recherches sont donc annulées jusqu’à nouvelle ordre… Tant pis, se sont les aléas du travail de terrain et quoi qu’il en soit j’aurais passé des moments mémorables!

Et il y en a au moins deux que la pluie ne dérange pas!

Josh s’était également pris deux nuits de libres pour le week-end. La première pour assister à la finale d’un championnat national de football australien et la seconde pour soigner la veisalgie qui va avec. Si vous n’avez jamais vu de match de football australien c’est un peu comme si des footballeurs avaient abusé de stéroïdes et mangé ce qui leur restait de cerveau pour essayer de jouer au rugby sans avoir vraiment compris les règles. Il s’agit du sport préféré des habitants de l’état de Victoria et Melbourne accueille pour la finale une quantité importante de gens prêt à se saouler à mort. De mon coté j’ai profité du temps libre pour aller tendre mon pouce du coté de la Great Ocean Road.

Plus pratique que le panneau avec la destination dessus: le t-shirt avec la destination dessus!

Cette route est l’attraction touristique principale de Melbourne. Elle longe une côte magnifique qui sert de cimetière à un grand nombre de navires. J’ai commencé mon périple par la ville de Warrnambool situé à proximité de la baie de Logans. C’est dans cette baie que plusieurs baleines franches australes viennent mettre bas chaque hivers. Les dernières femelles et leurs petits sont parties deux jours avant que j’arrive mais un jeune mâle continuait à barboter gaiement dans la baie au petit matin. Ces baleines passent le plus clair de leur temps à la surface contrairement aux cachalots et je n’avais pas à attendre quarante minutes pour observer la mienne frapper la surface de l’eau avec sa queue où sortir son énorme tête au dessus de l’océan. Après plusieurs roulades sur elle-même elle a poursuivit sa migration vers l’Antarctique et j’ai repris ma route.

Pas assez près pour les photos mais assez pour les jumelles.

Mon prochain arrêt a été la rivière Kenett, au cœur du parc national de Great Otway, habitat d’un autre animal fabuleux endémique au pays. Avec une moyenne de sommeil de dix-sept heures par jour il est l’un des animaux les moins actifs de la planète. Vous aurez tous reconnu sa dégaine de champion, je veux bien sûr parler du koala cendré!

Comment le tigre à dents de sabre a pu disparaître et pas ça?

Pour la défense de cet animal sachez qu’il n’est pas inactif sans raisons. Son régime alimentaire se compose exclusivement de feuilles d’eucalyptus très toxiques et la plupart de l’énergie qu’il en tire est utilisé par l’organisme pour se protéger des toxines. Le koala n’est pas paresseux, il est juste complètement défoncé en permanence…

Pour vos problèmes d'insomnies mangez un koala!

Moquez vous autant que vous voudrez mais se promener dans une forêt remplie de koalas est assez effrayant. On s’attend à tout moment à voir surgir Candy et Casimir rigolant bêtement et dansant main dans la main. Quasiment tout les arbres portent une peluche dont certaines ont des petits sur leur dos. Le mot « mignon » n’a plus aucun sens, « bébé koala » suffit amplement à comprendre pourquoi ces animaux ne méritent pas de vivre. Je n’ai pas su me décider entre craquer une allumette ou secouer tous les arbres sur mon passage alors je les ai laissé tranquilles.

Je me demande quand même quel goût ça a...

30 septembre

Pour finir mon séjour petit budget sur l’île continent j’ai testé une nouvelle méthode d’hébergement. Certains se souviendront du WOOFing chez les Woolers, j’ai ici pu m’adonner au « couchsurfing ». Le concept du WOOFing est de filer un coup de main à des travaux de ferme pour recevoir en échange logement et nourriture gratuite, le couchsurfing c’est encore plus simple. Vous allez faire un tour sur le site http://www.couchsurfing.org et fouillez les profils des hôtes habitant la région où vous comptez passer la nuit. Si certains vous conviennent vous leurs envoyez un petit mail vous présentant et si vous leur convenez ils vous invitent à passer quelques nuits sur leur canapé à l’œil! De mon coté j’ai jeté mon dévolu sur Penny et Rhys, un couple de motards végétariens qui habitent un pavillon à Belgrave. En bon hippies amoureux des animaux ils n’ont pas hésité cinq secondes à l’idée d’héberger un petit français venu aider à sauver les ornithorynques!

Rhys apportant des graines aux oiseaux de la forêt d'à coté.

Belgrave est un petit village aux portes du Parc National des Dandenong Ranges. Une forêt peuplée de wombats et d’oiseaux lyres. Le wombat est une nouvelle créature fantastique comme l’Australie en a le secret. Comme beaucoup de mammifères du pays il s’agit d’un marsupial. Les marsupiaux sont ces animaux qui considèrent que d’accoucher d’un bébé de la taille d’une crevette et d’attendre qu’il grandisse dans une poche ventrale et bien plus avantageux qu’avoir à subir ce qu’endurent les femmes après neuf mois de grossesse et dont vous ne voulez surtout pas que je parle. Concernant la description physique du wombat c’est assez simple. Imaginez un cube de muscles et de poils un peu plus gros qu’une caisse de Jupiler avançant tout droit sur tous les terrains en broutant tout sur son passage et vous aurez un wombat. L’oiseau lyre est quand à lui mondialement célèbre pour son incroyable capacité à répéter à peu près tout ce qu’il entend. Bien que ceux de la région soit des experts en bruit de tronçonneuses, appareils photos ou pleurs de bébé, les rivières du coin ne sont pas assez profondes pour qu’ils ajoutent à leurs répertoires le son du sac poubelle mal lesté. Ça aurait quand même été bien rigolo.

Comme ils ne sont pas très faciles à prendre en photo je vous met des cacatoès qui se font des papouilles.

Mais le clou de ces derniers jours a certainement été le message que j’ai reçu hier. J’avais bien remarqué que pour une fois il n’avait pas trop plu ce jour là et que les ruisseaux semblaient se fatiguer mais rien ne me préparais à lire ce message de Josh vers huit heure du soir: « Toujours partant pour attraper des ornithorynques? Je suis chez tes hôtes dans cinq minutes! ». Josh avait également réalisé la baisse du niveau des cours d’eau et recruté en hâte trois volontaires de dernière minute pour installer une douzaine de filets. Se sentant coupable de nous avoir fait rater deux nuits de beau temps pour un match nul entre les clubs de Collingwood et Saint Kilda, il jeta sont dévolu sur la rivière qui coule juste en dessous de chez Rhys et Penny! Il est donc passé me chercher avec ses volontaires pour sa première tournée des pièges. Et quelle tournée les enfants!

Il y en a qui font pousser des carottes, Josh lui attrape des ornithorynques...

Dès le premier filet nous attrapons un vieux mâle! Maintenant que nous avons un ornithorynque je vais vous raconter ce qu’on en fait. À vrai dire la procédure est très semblable à celle employée pour les oiseaux. On commence tout d’abord par mettre l’animal dans un sac de toile cousu amoureusement par la maman de Josh. Ne rigolez pas, beaucoup de bagueurs commandent leurs pochons à leurs mamans! On pèse la bête et on la transfère dans un nouveau sac où la maman de Josh a laissé un trou spécialement conçu pour laisser dépasser le museau de l’animal.

Et lui donner l'air encore plus intelligent...

La suite en images:

C'est un garçon!

On compte les cicatrices et les tiques.

On mesure le museau.

Et on place un transpondeur!

Et voilà! Deux autres ornithorynques plus tard je rentrais chez Rhys et Penny avec un sourire jusqu’aux oreilles! Je me prépare maintenant à retourner vers la Nouvelle-Zélande mais après avoir observé en deux semaines plus d’animaux australiens que la plupart des habitants de ce pays n’en aperçoivent en une vie, je suis certain de repasser dans les parages!

« remember: even God has a sense of humor. » View Askew.

Publicités

10 Réponses so far »

  1. 1

    Loris said,

    c’est toi l’ornithorynque

  2. 2

    karibouh said,

    Donc, si j’ai bien compris, le koala préfère passer le peu de temps où il est éveillé à bouffer des plantes toxiques pour lui plutôt que de changer de régime alimentaire.

    C’est moi où ils sont cons ?

    • 3

      Gagarin said,

      Pas du tout. Cette particularité va leur sauver la vie dans les années à venir.

      Lorsque les plantes génétiquement modifiées pour sécréter leurs propres pesticides, fongicides et autres toxines échapperont au contrôle des savants-fous agronomes, elles envahiront la planète. Elles parviendront même à concurrencer les pissenlits, amarantes et toutes les merdes increvables qui infestent les jardins.

      Dès lors, seuls les animaux capables d’ingurgiter les poisons made in Monsanto pourront survivre.

      Le koala, c’est la prochaine espèce qui dominera la Terre.

  3. 5

    Adrien said,

    hey Remi,
    efficace ton aller-retour sur le caillou!
    Fabuleux ces canards à poils, pas de doute.
    Joyeux retour en NZ, et ses 2 mmf terrestres!
    A+
    Adrien

  4. 6

    méméjo said,

    wouaaaa ! rémi l’ornithorynque ! et les autres te rends tu compte ! grand veinard ! mais tu t’en donnes les moyens , bonne continuation toujours plaisir à te lire . la mémé de cécile

  5. 7

    Ciloo said,

    Arf! Mais comment tu fais pour revenir?? Moi a ta place je serai mega frustree… je ne sais pas quand, mais avant mes 30 ans j’irai faire volontaire professionnelle avec bernard et Bianca au pays des Kangourous!! Enfin il va juste faloir que je me debarrasse de ma phobie des serpent avant…
    Have fun, je prend soin de tes baleines!!

  6. 8

    méméjo said,

    gnagna

  7. 9

    flo said,

    salut ma blonde.
    je suis décidément trop balèze j’ai encore vu juste pour l’otarie à fourrure. mais dis voire, comme récompense je pourrai pas en avoir un échantillon, du genre bonnet ou moufles? oulala je vais avoir des ennuis, B.B va me tomber dessus, c’est sure!

    je suis d’accord, dieu a un sacré sens de l’humour mais ça a du être sympa d’observer la bestiole la plus ridicule de la planète!

    bon retour en NZ, j’espère que tu vas pas trop déprimé après avoir connu l’Australie.

    amuse toi bien.

    des bisous.

  8. 10

    Rémi said,

    Je suis plus de l’avis de Karibouh au sujet des koalas mais Josh lui repondrait: « Si l’evolution avait permis a ton espece de survivre sans avoir rien d’autre a faire que se defoncer en permanence et tirer un coup de temps en temps, chercherais tu vraiment a changer de mode de vie? »
    Sinon c’est effectivement super chaud de repasser a moins de 200 especes d’oiseaux apres les 500… Mais bon les keas sont aussi sympas que les cacatoes et je viens de crapahuter dans le bush sans faire du tout gaffe a ou je mettais mes mains!


Comment RSS · TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :