Le gros ours.

22 mai

 

Tout le monde nous a abandonné. Notre équipe se retrouve avec ses effectifs de départs à savoir Marlene, Ine, Cathy et moi-même. Mais si nos collègues ont tous tiré au flanc nous avons quand même reçu la visite d’invités de marque.

Yannick, le petit ami d’Ine, est arrivé tout droit d’Alaska pour l’anniversaire de sa douce.

Et il nous a amené des ballons!

Puis se fût au tour des parents de Cathy de s’ajouter à notre petite communauté. Emmenant avec eux une caisse de pinards Alsaciens, des confiotes maisons et des sauciflards! Je ne les remercierais jamais assez pour ça.

Odile et Annamarie causent cuisine.

Côté boulot il a fallu mettre les bouchées doubles pour combler le déficit de main d’œuvre. Ine nous a initié au pistage des ours. Un animal très présent dans la région et qui est au centre de beaucoup d’attentions.

Je calme tout de suite tout le monde je ne verrais pas d’ours. Lorsqu’on étudie les grands prédateurs on se contente généralement de rechercher les traces de leur présence.

Ouh la belle trace…

Le protocole est là encore assez simple. Ine a sélectionné tout un paquet de lisières forêt/pâturages pour y réaliser des transects de huit cent mètres. Chaque transect se trouve à dix mètres de la forêt et fait six mètres de large. Le long de ce transect on référence les traces de la présence et de l’activité des ours. En plus de faire caca et griffer les arbres, les ours ont une occupation principale en ce moment: manger des larves de fourmis.

Nom nom nom.

Donc on marche en regardant nos pieds pendant huit cent mètres en comptant les fourmilières et essayant de déterminer celles qui auraient pu recevoir la visite d’un plantigrade. D’un côté il faut savoir si les fourmilières intactes sont encore habitées. Pour ce faire on utilise une technique subtile et délicate, à la précision proche d’une opération chirurgicale: le coup de pied. Ensuite il faut déterminer si les fourmilières détruites l’ont été par un ours, un sanglier, un pic ou autre biologiste zélé. Les ours ont une manière très particulières de creuser les fourmilières. Ils donnent l’impression de s’être servie d’une cuillère à glace.

Sorbet parfum myrmicéen.

Expliquer à un berger roumain pourquoi on joue au foot avec des fourmilières et décortique des cacas n’est pas aisé mais ça nous change un peu. Et puis même si on doit aussi se coltiner les identifications de plantes et l’évaluation des activités humaines le long des transects, ça nous permet aussi de découvrir d’autres bestioles locales.

Le serpent de la fin.


Advertisements

2 Réponses so far »

  1. 1

    Maman said,

    Et dire que tu es payé pour ça…

  2. 2

    Rémi said,

    Payé pour ramasser du caca, la consécration…


Comment RSS · TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :