Disneyland

24 aout

 

Comme on a bien bossé ces dernières semaines il était assez légitime que nous nous offrions des vacances. Yuri en prend justement en ce moment avec sa famille dans le superbe parc national de Tunkinsky (Тункинский).

Je n'ai pas plus dégeu comme photo...

Je n’ai pas plus dégeu comme photo…

Avec Thomas nous avons donc vivement accepté l’invitation qu’il nous avait faite de l’y rejoindre. Et pour se rendre à la frontière avec la Mongolie il n’y a pas trente-six solutions, nous avons sorti nos pouces de nos poches. Faire du stop en Sibérie n’est ni bien compliqué ni inhabituel. Vous imaginez bien qu’avec le service de transports publics disponible ici tendre le pouce est une pratique courante. Par contre dans une région où le concept de licence de taxi en ferait rigoler plus d’un il est important de se mettre d’accord avec votre chauffeur avant de monter dans son véhicule. Certains vous offrent le trajet à un prix exorbitant car ils se tapent l’aller-retour, d’autres vous demandent une participation qui revient souvent moins cher qu’une place à bord d’une marshroutka mais la plupart ne vous demandent rien. Le plus frustrant pour moi reste que l’intérêt de l’autostop vient des discussions imprévisibles échangées avec des chauffeurs issus de la région. Or même si notre niveau de russe commence à être respectable on est loin de pouvoir refaire l’Ukraine avec les locaux…

Le trajet fut malgré tout bien sympathique et c’était quand même super agréable de reprendre un peu la route. Arrivés à Kuren (Курен) nous avons retrouvé Yuri chez son ami Alekseï. Alekseï travaille pour le parc national et nous a fait faire une petite visite du bureau pour nous apprendre tout plein de trucs super intéressant, notamment sur le fonctionnement du parc.

On essaie de ne pas se laisser distraire par la sitelle qui fait son intéressante.

On essaie de ne pas se laisser distraire par la sitelle qui fait son intéressante.

Contrairement à chez nous les parcs nationaux russes sont habités. Il y est autorisé tout plein d’activités diverses y compris la chasse ou la pêche. En gros ils ressemblent plus aux parcs naturels régionaux de chez nous, les habitants étant contraint de respecter certaines mesures pour préserver l’environnement. Mais à part le fait qu’il y est interdit d’ouvrir une centrale nucléaire ou une fabrique de pneus la législation est assez légère.

Le camping sauvage y est largement toléré et pratiqué à outrance. D’ailleurs Thomas et moi nous sommes installés sur les berges sablonneuses d’une magnifique rivière pour camper. Avec Yuri et son père nous avons aussi essayé d’y pêcher mais il est possible que l’absence complète de gestion piscicole ait eu raison des poissons du coin. N’en déplaise au jeune cormoran qui avait quand même l’air bien repu sur son caillou, l’abondance de pêcheurs était assez sidérante.

Mais l’activité principale reste la randonnée. Le parc accueille un bon paquet de touristes et plusieurs sentiers permettent de le parcourir à pied, à cheval ou même en canoë. Pour notre part nous avions prévu de gravir les montagnes à la frontière nord du parc. Les sommets hantés par les panthères des neiges culminent autour de trois mille mètres tandis que des sources d’eau minérale aux vertus diverses jaillissent un peu partout.

De quoi nous donner toute la motivation nécessaire pour nous lever aux aurores et entamer la longue marche sous une pluie battante. Tellement battante qu’après quelques heures à se faire tremper notre motivation s’est facilement envolée… Nous avons donc décidé de nous réfugier sous un abri au pied des montagnes en espérant une accalmie.

Allumer un feu sous la pluie est un très bon moyen de passer le temps.

Allumer un feu sous la pluie est un très bon moyen de passer le temps.

Au final la pluie ne s’est pas calmée et l’état des randonneurs qui redescendaient des montagnes n’auguraient rien de bon. Thomas nous en a déniché deux qui partaient justement en direction de Mishiha et nous les avons donc raccompagné jusqu’à leur voiture. Un trajet contre une nuit tranquille dans une tente chauffée au bord du lac Baïkal et nous voici de retour bien au chaud à la maison.

Nikolaï en a profité pour rentrer chez lui en nous laissant les clés et le soin de faire tourner la boutique. Ce qu’on fait tranquillement entre réparations des filets et baignades dans le lac.Chez les oiseaux la quantité n’est toujours pas là mais la diversité est au rendez-vous, le Big Trap piégeant son lot quotidien de pipits de Richard, pipits des arbres ou hirondelles rustiques.

Et plus une seule pie-grièche !

Et plus une seule pie-grièche !

 

 

 

 

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