Archive for mai, 2015

Une danse avec le diable au clair de lune.

8 mai

Salut les copains ! La dernière fois je m’étais arrêté assez abruptement alors que je vous annonçais tout juste ma participation à un projet particulièrement hors du commun. Si je vous ai fait languir ce n’est pas (uniquement) par machiavélisme mais parce que je voulais avoir un peu plus d’expérience dans l’art du sauvetage de diables avant de m’étendre sur le sujet.

Sauve qui peut ! (Calvin)

Sauve qui peut ! (Calvin)

Pour sauver les diables de Tasmanie il faut tout d’abord mieux comprendre ces petites créatures. Pour ce faire il convient comme souvent de capturer la bête. Attraper des diables de Tasmanie ça n’est pas, dans l’absolu, très compliqué. On place des pièges un peu partout et on attend que ça morde. David a déterminé une trentaine d’emplacements fixes au Nord d’Arthur River auxquels sont attribués des pièges. Chaque piège se compose d’un large tube en plastique dur, fermé de chaque côté. On utilise une forme tubulaire plutôt que rectangulaire car la mâchoire du diable de Tasmanie, une des plus puissantes parmi les prédateurs terrestres, est connue pour pouvoir détruire les barreaux d’une cage en métal classique… Il suffit juste de s’assurer que la prison n’aille pas rouler n’importe où, en l’entourant de pierres par exemple, pour éviter que l’animal pris au piège ne soit bringuebalé dans tous les sens. Une des parois aux extrémités du tube peut pivoter et est retenue ouverte par une goupille en métal. La dite goupille est-elle même reliée par une cordelette à un gros morceau de côtelettes d’agneau (la proie préférée du Démon), suspendu à l’autre extrémité du traquenard. À ce stade vous aurez compris que quand l’animal se saisi du bout de gras la goupille libère la paroi qui retombe en enfermant le diable.

Sommes toutes un piège assez standard.

Sommes toutes un piège assez standard.

Les pièges sont vérifiés par David et un volontaire chaque matin. Si on est chanceux on entrouvre le piège pour y trouver un diable endormi profondément. Ça fait maintenant un bout de temps que je participe à la capture d’animaux sauvages les copains. Je peux affirmer sans me tromper que jusqu’ici cette action engendre systématiquement (et malheureusement) un stress variable chez l’animal ciblé. Jusqu’ici. Les diables de Tasmanie sont des créatures très difficilement perturbées, ce qui peut être parfois un peu perturbant… Comme ce matin où j’ouvre un peu vite la trappe d’un piège dans lequel Phoebe, une belle femelle adulte, était tombée. La belle s’était endormie la tête contre la trappe amovible et lorsque j’entrouvris celle-ci, la truffe glissa à l’extérieur du piège. Phoebe n’a pas daigné se réveiller à un seul moment, pas même quand je lui ai remis le museau dans le piège. Généralement les diables se réveillent lorsqu’on les bascule un peu brusquement du piège vers un grand sac de jute.

C’est dans ce sac qu’ils sont manipulés par David, et qu’assez souvent ils se rendorment, les seuls manifestations de stress étant d’occasionnelles flatulences… Chaque diable est tout d’abord identifié à l’aide d’un transpondeur puis subit une série de prélèvements. Un bout d’oreille pour la génétique, une touffe de poil pour les hormones de stress, une vibrisse pour l’alimentation et un peu de sang pour l’épidémiologie.

Jusqu'ici j'ai échappé au prélèvement de fèces...

Mais j’ai échappé au prélèvement de fèces…

Les diables de Tasmanie qui vivent autour d’Arthur River sont les derniers individus sauvages à ne pas être exposés au cancer qui décime l’espèce. C’est pour cette raison que les scientifiques prélèvent un maximum d’informations sur ces animaux avant qu’ils ne soient tous contaminés.

La séance d’enquiquinements se poursuit par toute une série de mesures. Les marsupiaux stockent leurs excédant de gras au niveau de leurs queues, on mesure donc le diamètre de celle de chaque diable. On prend aussi des photos des marques blanches sur le pelage de l’animal. Ces marques pourraient éventuellement permettre de différencier visuellement chaque diable observé dans la nature. Les différents parasites qui peuvent se trouver sur la bête sont eux aussi recensés et les chicots de l’animal sont méticuleusement inspectés. Leur usure permet une estimation assez précise de l’âge de l’animal.

C'est pour mieux te manger mon enfant ! (Cosette)

C’est pour mieux te manger mon enfant ! (Cosette)

David recherche en particulier une quinzaine d’individus adultes qu’il a équipé de colliers indicateurs de proximités. Des appareils assez simples qui enregistrent les interactions entre les animaux. Si deux colliers se retrouvent à moins de trente centimètres l’un de l’autre, l’identité de l’individu à proximité ainsi que la date et l’heure, sont enregistré sur l’appareil. Si deux cous de diables de Tasmanie se retrouvent à moins de trente centimètres l’un de l’autre ça veut aussi souvent dire qu’ils sont en train de se mordre. Ou de s’accoupler, c’est possible aussi. La morsure au visage étant une pratique très répandu chez cette espèce mais aussi le principal moyen de transmission du cancer entre les diables de Tasmanie, il convient de mieux comprendre le contexte de ces agressions ainsi que les types d’individus les plus susceptibles de se défigurer l’un l’autre.

David a équipé ses colliers en janvier dernier, juste avant la période de reproduction. Le choix n’a pas été décidé par hasard, le comportement reproducteur des diables de Tasmanie le justifie pleinement. En janvier, les petits diablotins de l’année passée quittent leurs terriers et en février, les femelles adultes sont à nouveau réceptives. Les mâles se mettent alors en quête d’une partenaire et lui colle littéralement au train. Il chasse tous les concurrents potentiel qui s’approchent du couple et se prend aussi régulièrement des coups de crocs de sa partenaire quand cette dernière est fatiguée de son insistance. Les morsures continuent quand le mâle séquestre la femelle avec laquelle il vient de s’accoupler pour éviter qu’elle n’aille batifoler ailleurs…

Toutes ces interactions ont été enregistrées par les colliers et dès que nous capturons un individu équipé nous téléchargeons les données collectées. Ce qui, étant donné la placidité de l’animal, ne nécessite même pas de retirer l’appareil…

Tasmanian Devil 2.0 (Linus)

Tasmanian Devil 2.0 (Linus)

C’est assez rigolo de découvrir ce que le diable que nous avons dans le sac à trafiqué ces derniers mois. Découvrir avec qui il s’est bastonné ou envoyé en l’air. D’ailleurs, puisque la saison de la reproduction est maintenant finie, nous vérifions aussi systématiquement la poche des femelles que nous capturons. La gestation interne des diables de Tasmanie ne durent pas plus de trois semaines et la poche de certaines femelles est déjà occupée. C’est le cas de Phoebe par exemple, dans la poche de qui nous avons pu observer une sorte de tout petit fœtus, attaché à une mamelle. En temps normal, les diablesses donnent naissance à entre vingt et trente larves marsupiales. Les larves se lancent alors dans une course effrénée vers les quatre mamelles présentes dans la poche. Les premières arrivées se fixent goulument à chacun des appendices et les autres meurent. Le fait que seule une des larves de Phoebe soient encore accrochée à une mamelle vient de l’âge avancé de la mère.

Pas besoin d'échographie avec les marsupiaux ! (Enigma)

Pas besoin d’échographie avec les marsupiaux ! (Enigma)

À chaque capture on note aussi les nouvelles cicatrices reçues par l’animal. Un vieux mâle de quatre ou cinq ans est bien souvent défiguré par les balafres.

Une fois toutes ces manipulations terminées le diable est relâché. Le procédé est moins simple qu’il ne peut le paraître car beaucoup d’individus, surtout les jeunes, préfèrent rester dans le noir du sac plutôt que de s’aventurer dehors en plein jour. Il faut parfois que David aille chercher l’animal lui même au fond du sac pour qu’il accède de s’éclipser. Lorsque le diable nous quitte nous mesurons sa vigilance en observant sa vitesse de fuite ainsi que la position de sa queue et de ses oreilles.

Vient ensuite la partie la plus fastidieuse de la capture : le nettoyage du piège.

En règle générale les diables sont plutôt propres, mais ils ne sont pas les seuls à être attirés par un bon morceau d’agneau… L’absence de dingo en Tasmanie et la faible, si existante, population insulaire de renards ont permis à un autre prédateur marsupial de survivre de l’autre côté du détroit de Bass.

Le chat marsupial à queue tachetée. (Hobbes)

Le chat marsupial à queue tachetée. (Hobbes)

Comme les diables sont susceptibles de passer la nuit dans le piège, l’appât que nous utilisons doit être assez conséquent pour couvrir leurs besoins alimentaires quotidiens. Or les chats marsupiaux, qui sont eux aussi charognards mais beaucoup plus petits que les diables, n’ont pas besoin de beaucoup manger pour être parfaitement rassasiés. Du coup ils sont très content de passer leurs nuits en sécurité dans le piège après avoir mangé à leur faim, c’est la raison pour laquelle certains d’entre eux s’aventurent quasiment toutes leurs nuits dans nos tubes en plastique. Les chats n’intéressent pas du tout David, et il n’apprécie pas vraiment que les petits malins occupent ses pièges alors qu’ils pourraient servir à capturer des diables. Mais puisqu’ils sont là nous les marquons quand même et effectuons des prélèvements de base. C’est d’ailleurs comme ça que nous réalisons que, même si nous en capturons bien plus souvent que des diables, les chats marsupiaux sont minoritaires en nombre dans la région.

Un autre soucis qui rend les chats assez impopulaires c’est leur fâcheuse tendance à se délester d’une quantité impressionnante de défections et de soigneusement étaler le résultat sur l’ensemble des parois de sa chambre.

« Très bonne adresse, je reviendrais ! » (Witch)

« Très bonne adresse, je reviendrais ! » (Witch)

Je vous laisse imaginer la perplexité des chauffeurs qui nous dépassent alors que nous nettoyons nos pièges sur le bord de la route ou le long de chemins de traverse. L’activité d’une manière générale peut prêter à confusion. Deux grands barbus qui parcourent les culs-de-sac de campagne en déposant des paquets dans des sortes de planques et retournant les visiter régulièrement pour vérifier si ils n’ont rien reçu en retour ? Les mêmes barbus cachés dans d’anciennes carrières nettoyant avec soin et aux grandes eaux de grands tubes avant de les désinfecter soigneusement ? Jusqu’ici personne n’a osé s’arrêter pour nous demander ce que nous trafiquions…

« What do you think ? We're cooking meth ! »

« What do you think ? We’re cooking meth ! »

Mais c’est surtout lorsque je travaille avec Gavin que je croise les doigts pour que personne ne tombent sur nous…

Gavin a reçu la lourde tâche d’essayer d’observer en direct les interactions entre les diables sauvages. L’écologie alimentaire comme le comportement social du diable de Tasmanie restent encore très flous et le travail de l’étudiant Australien est censée permettre de mieux les comprendre. Pour l’instant le seul résultat a été de confirmer l’idée qu’il va s’écouler encore de nombreuses années avant que l’énigme vivante qu’est le diable de Tasmanie ne soit résolue…

Pour invoquer le diable, c’est bien connu, il nous faut lui offrir un sacrifice rituel. Gavin doit donc se doter d’un accessoire assez macabre, une carcasse d’animal. Il avait d’abord prévu de se servir des innombrables animaux écrasés qui se trouvent en abondance sur les bords des routes Tasmaniennes. Mais c’était sans compter la circulation quasiment inexistante autour d’Arthur River en ce début d’hiver. Et comme si ça ne suffisait pas les rangers du coin ont mis en place un peu partout un super système de petits appareils à ultra-sons qui s’activent automatiquement lorsqu’ils sont éclairés par des phares de voitures.

Les wombats peuvent circuler tranquilles.

Les wombats peuvent circuler tranquilles.

Avant même d’être entamé, le projet de Gavin semblait déjà frappé d’une malédiction… Mais les errances de l’étudiant dans sa recherche morbide l’amenèrent à faire la connaissance de Damian, le gérant d’une station service de Smithton qui tient également un magasin d’armes à feu à proximité immédiate de son premier établissement. Damian, en bon fils du Démon qui se respecte et après avoir pris connaissance de la quête de Gavin, lui proposa un arrangement qui sauva in extremis le projet d’étude. Damian est payé par les fermiers du coin pour massacrer chaque nuit les wallabys et thylogales qui pâturent sur leurs champs.

Les copains, vous me voyez navré de vous annoncer aussi sèchement que ces créatures que vous venez à peine de découvrir à travers mon dernier article disparaissent par centaines chaque nuit de manière brutale. Je me dois de vous expliquer le pourquoi du comment.

Comme vous l’avez découvert lors de mes mésaventures à Mildura, en Australie, les fermiers sont clairement au-dessus des lois et sont dramatiquement libres d’assouvir la plupart de leurs excentricités. De plus dans ce pays les lois peuvent être très différentes d’un état à l’autre. En Tasmanie celles qui régissent la chasse des espèces natives est, si existante, totalement floue. Ainsi Damian peut librement abattre quatre cent thylogales en une nuit pour le compte d’un fermier et laisser les carcasses pourrir sur place, personne ne lui en tiendra rigueur.

Mais ce qui personnellement me choque le plus c’est la raison de ce massacre. Les fermiers dépensent chaque année des fortunes en clôtures et abattages de marsupiaux natifs, dont la viande est parfaitement comestible, pour protéger leur précieuse herbe. Herbe qui sert d’alimentation pour des vaches introduites qui seront ensuite abattues pour leur viande et un pécule…

Je préférais encore quand j'étais la proie des thylacines...

Je préférais encore quand j’étais la proie des thylacines…

Ah oui parce qu’en plus de tout ça, si les thylogales et les wallabys sont maintenant en nombre problématique sur l’île, c’est avant tout à cause des éleveurs eux-mêmes ! Vous pensez bien que pendant les millénaires au cours desquels l’Homme blanc n’avait pas encore tout déréglé en Tasmanie, le nombre de marsupiaux brouteurs en Tasmanie était tout à fait raisonnable. Et ce grâce à la présence d’un prédateur très bien adapté : le thylacine. Un carnivore marsupial de la taille d’un chacal qui fût rapidement accusé par les éleveurs de décimer leurs bêtes. Une prime fut longtemps offerte à quiconque tuait un thylacine ce qui a largement favorisé l’extinction de ‘espèce. L’impact de la prédation des thylacines sur le bétail n’a jamais été sérieusement étudié mais il est impensable que les pertes des éleveurs aient été plus élevées que ce que leur coûte le contrôle des marsupiaux herbivores à l’heure actuelle…

Enfin bref, cette parenthèse refermée revenons au pacte avec Damian. Le chasseur fournit donc gracieusement des animaux fraichement abattus à Gavin,à moins que le procédé ne lui ai couté son âme, c’est une pratique courante lorsqu’on s’intéresse un peu trop au diable…

Tous les soirs, Gavin se munie d’une carcasse et d’un volontaire et se dirige soit vers la forêt soit vers la côte. Une fois à destination il installe la carcasse aux pieds de deux lampes dont les ampoules ont été recouvertes de films transparents rouges, une couleur que le diable, un nocturne inconditionnel, supporte mieux que les autres. À l’abri dans la voiture garée un peu plus loin, l’attente commence…

Klatu Verata Nektu!

Klatu Verata Nektu!

Le but du jeu est de rester immobile, silencieux et dans le noir à fixer un thylogale crevé en attendant que non pas un mais deux diables de Tasmanie se mettent à table et interagissent. Ce qui en trois semaines n’est arrivée qu’une seule fois et pour seulement une poignée de minutes.

Les copains je ne sais pas si vous pouvez vous imaginez l’horreur que représentent sept heures de complète inactivité mais je vous assure que c’est intensément dur. Et encore, après une semaine Gavin a ajouté un Babyphone à son équipement. Les bestiaux mangent si bruyamment que l’appareil nous alertait de leur présence sans que nous ayons besoin de fixer la carcasse en permanence. D’ailleurs si des parents négligents lisent ces lignes je peux leur transmettre les références d’un Babyphone qui marche sous la pluie par moins de dix degrés et à un demi kilomètre de distance…

En plus du côté pratique, les deux seules fois où j’ai pu observer des diables se nourrir, avoir le son en plus de l’image était assez immersif. Voir les petits monstres croquer avidement dans le thylogale comme s’il s’agissait d’un gâteau est assez impressionnant, surtout après qu’ils aient chassé les tatillons chats marsupiaux qui ne s’attaquent généralement qu’aux entrailles. En temps normal un diable adulte peut dévorer un thylogale entier et ne laisser que quelques poils derrière lui en un rien de temps. Et en théorie c’est ce qu’ils font. En théorie…

Sauf que dans les faits on a été assez surpris. À plusieurs reprises Gavin et Tamara ont vu des diables passer nonchalamment près de ce qui constitue leur source essentielle de nourriture, et incompréhensiblement l’ignorer. Le pire qu’on ait vu c’est un jeune diable qu’on venait tout juste d’entendre se castagner avec un autre un peu plus loin (c’est assez perturbant d’entendre ça à travers un Babyphone d’ailleurs) se rabattre sur notre appât et commencer à en grignoter la queue. Puis il s’est arrêté et à préférer abandonner le reste de notre thylogale pour aller se battre à nouveau un peu plus loin.

Gavin aura au final observé plus de chats marsupiaux que de diables. (Cinderella)

Gavin aura au final observé plus de chats marsupiaux que de diables. (Cinderella)

Il aura fallu une patience à toute épreuve à notre étudiant Australien pour passer trois semaines à se les geler dans une bagnole toutes les nuits sans résultats, de retour à l’université il compte bien avoir une sérieuse discussion avec ses superviseurs…

La dernière partie de mon travail était bien plus sympa. Les colliers dont certains diables sont équipés émettent des ondes radio et dès qu’on avait du temps on partait se balader avec une antenne de réception pour trouver les terriers dans lesquels ils passaient la nuit. Les diables de Tasmanie ne sont absolument pas territoriaux et leurs déplacements sont encore très mal connus. Trouver qui dort où devrait aider à mieux comprendre l’écologie sociale de ces animaux, même si on faisait quand même souvent chou blanc.

Arthur River se trouve, comme son nom l’indique, à l’embouchure du fleuve Arthur, à la frontière Nord du Tarkine et au sein de la zone de conservation Arthur-Pieman. Une de ces régions du monde encore très sauvages et peu marquées par les hommes. À l’intérieur des terres une forêt où poussent des pins Huon plus vieux que Rome et où l’Eucalyptus regnans, l’une des plus hautes plantes de la planète (si ce n’est la plus haute), domine la canopée. Au milieu de cette majestueuse forêt coule un fleuve aux eaux troubles qui cachent les dernières écrevisses géantes de Tasmanie et qui est survolé par le ballet majestueux des aigles d’Australie.

Un spectacle d'autant plus appréciable lorsqu'on se ballade en canoë.

Un spectacle d’autant plus appréciable lorsqu’on se ballade en canoë.

Du côté de la mer c’est un tout autre spectacle non moins magnifique. La côte ouest Tasmanienne est malmenée par les tempêtes célèbres des quarantièmes rugissant. Un promontoire qui surplombe la plage à cinq minutes de marche du village porte très justement le nom d’« Edge of the World ». Un endroit où il est facile de perdre des heures, que ce soit de nuit pour apercevoir les aurores australes sur fond de ciel étoilé, ou de jour pour admirer pensivement l’Ouest en se disant que rien d’autre que l’océan, si ce n’est peut-être l’archipel Crozet, ne nous sépare de l’Argentine.

C'est quand même beau l'horizon...

C’est quand même beau l’horizon…

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